« Démantèlement » du DRS inquiéterait des services secrets français et marocains

La restructuration et les changements opérés au sein du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) algérien susciteraient de vives inquiétudes en France et au Maroc, selon Algérie Focus. La DGSE, les services secrets français, aurait tiré la sonnette d’alarme et craignent les dangers qui seront occasionnés par l’affaiblissement du DRS.

D’après Algérie Focus qui cite le site Mondafrique, la DGSE française aurait adressé une note à la présidence française pour la prévenir des potentielles dérives de cette situation.

“C’est une note ultra secrète de la DGSE qui a remonté, début septembre, jusqu’à l’Elysée. Corroborée par les témoignages de plusieurs anciens cadres des renseignements français qui gardent des liens à Alger, cette note tire la sonnette d’alarme quant au démantèlement en règle dont fait l’objet le DRS”, explique cette source selon laquelle la DGSE est surprise de voir le DRS “qui était jusqu’il y a deux années l’un des meilleurs services de renseignement d’Afrique et du monde arabe” est aujourd’hui “en pleine débandade”.

“Les guerres intestines qui déchirent le pouvoir algérien ont fortement impacté les performances du DRS”, conclut cette note des services secrets français. Même au Maroc, avec lequel notre pays entretient des rapports conflictuels, ajoute Algérie Focus, l’inquiétude est de mise. Les services marocains craigneraient que l’affaiblissement du DRS “n’aboutisse à un chaos sans précédent dans le Sahel”. Cette lecture des événements est trop alarmiste? L’avenir nous le dira…conclut Algérie Focus

Rappelons que le général Hassan, qui était jusque-là responsable de la lutte antiterroriste au sein du DRS a été arrêté le 27 août dernier. Selon le quotidien algérien El Watan, le général Hassan a été placé sous mandat de dépôt par le juge du tribunal militaire de Blida après des heures d’interrogatoire. Il rapporte également, selon une source judiciaire que, les faits qui lui sont reprochés sont «nombreux» et vont «de l’insubordination à la création d’une organisation armée en passant par la rétention d’informations et la détention d’armes à feu» pour lesquels la peine encourue est la plus lourde et peut aller jusqu’à la condamnation à mort.

Auparavant le président Abdelaziz Bouteflika avait limogé le général Ahmed Moulay, chef de la garde républicaine, et le général Djamel Kehal Medjoub, responsable de la protection présidentielle. Ce limogeage est intervenu suite à des échanges de coups de feu entre des éléments de la sécurité présidentielle qualifié « d’incident ».

05/09/2015