«Al-Arab» fustige vertement le traitement accordé par l'UA

C’était dans un article publié samedi sous le titre «Sahara marocain : la gaffe de l’Union africaine». L'Union africaine, «a commis une erreur injustifiable en reconnaissant la fantomatique rasd».

Le quotidien qatari «Al-Arab» a vertement critiqué la manière dont l'Union africaine traite la question du Sahara marocain, soulignant que cette instance, qui est l'héritière de la défunte Organisation de l'Union africaine, «a commis une erreur injustifiable en reconnaissant la fantomatique rasd».

Dans un article publié samedi sous le titre «Sahara marocain : la gaffe de l'Union africaine», le journal relève que «la grande faille» de cette décision est qu'elle émane d'une institution qui est «supposée promouvoir l'intégration régionale et s'opposer aux tendances du séparatisme et de l'émiettement».

L'article signé Adel Ibrahim Hamad, journaliste et analyste politique soudanais, souligne que l'Union africaine a perdu un membre important qu'est le Royaume du Maroc, avec tout son poids historique et civilisationnel, sans qu'elle puisse, toutefois, gagner un Etat agissant, puisque l'entité qui l'a remplacé n'est connue pour aucun rôle régional agissant, ni aucune voix audible.

Et l'auteur d'estimer qu'il n'y a absolument aucune raison qui pourrait empêcher l'UA de «corriger son erreur à l'égard de la question du Sahara marocain». L'Union est donc appelée «à prendre une autre initiative en adoptant la proposition de l'autonomie présentée par le Maroc» en vue de régler ce conflit artificiel, ajoute-il.

Passant en revue l'incohérence qui préside aux décisions de l'UA, le journaliste évoque le refus de l'Union «de reconnaitre la République de Somaliland pour ne pas ouvrir la voie à des petits Etats», une logique qu'elle «va abandonner en accédant facilement à des allégations piteuses pour justifier la reconnaissance de la pseudo rasd».

«La porte est encore ouverte devant l'UA pour corriger son erreur et faire en sorte que ses positions soient consistantes avec les principes de promotion de l'intégration africaine et de rejet des penchants séparatistes» qu'elle prétend défendre, conclut l'auteur.

18/10/2015