Véritable fief des séparatistes, les îles Canaries ont été le théâtre d’une véritable confrontation entre Ahmed Boukhari et Brahim Essyfar, deux leaders du Polisario. Le tout sur fond de guerre de tranchées. Récit.

 

Même sous la solde d’Alger dont il exécute les ordres à la lettre et objet, en interne, d’un diktat qui ne supporte aucune voix discordante, le Polisario est souvent divisé. Sur fond d’intérêts personnels comme de guerres de tranchées, les confrontations entre ses membres sont légion. Et la manière ne suit pas toujours.

 

La conférence propagandiste organisée par le Polisario le 29 juin 2017, au conseil régional de Gran Canaria (Las Palmas), et animée par la séparatiste en chef Aminatou Haidar, en a apporté une nouvelle démonstration. Les protagonistes de la scène: Ahmed Boukhari, représentant du front à l’ONU, et le séparatiste Brahim Essyfar, chargé de la couverture médiatique de cette rencontre. Les deux personnages ont failli en venir aux mains.

 

Brahim Essyfar, établi aux îles Canaries et véritable «community manager» sur les réseaux sociaux des rencontres du Polisario dans l’archipel espagnol, s'est vu interdire par Ahmed Boukhari de prendre des photos. En colère, il a provoqué un scandale, avant de quitter les lieux. Il faut dire que le commanditaire de cette interdiction, Hamdi Mansour, actuel prétendu délégué des séparatistes à Las Palmas, est l’ennemi juré d’Essyfar. Ce dernier est lui-même un fidèle collaborateur de Omar Boulsane, précédent représentant du Polisario aux îles Canaries. Un vrai combat de coqs.

08/07/2017