​L’Egypte expulse 10 membres du Polisario

Le Caire a refusé de délivrer des visas aux séparatistes faisant partie d’une délégation militaire algérienne

Les autorités égyptiennes ont refusé de délivrer des visas à dix membres du Polisario qui faisaient partie d’une délégation militaire algérienne.
Selon des sources dignes de foi, la délégation algérienne qui se dirigeait à Addis-Ababa en Ethiopie, avait fait escale au Caire, mais les autorités égyptiennes ont refusé d’admettre la validité des passeports d’un Etat fantoche qui ne bénéficie d’aucune reconnaissance internationale et elles ont donc expulsé les détenteurs de ces documents.
A noter que le régime algérien avait fait des mains et des pieds pour envenimer les relations entre Rabat et Le Caire en poussant certains médias égyptiens à s’immiscer dans le dossier du Sahara marocain. Après une mini-crise au début de cette année, les relations maroco-égyptiennes ont vite fait de retrouver leur caractère stratégique et séculaire.
A ce propos, il convient de préciser que la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mbarka Bouaida, a dénoncé, dans un exposé lundi devant la Commission des affaires étrangères et la défense nationale à la Chambre des représentants, les manœuvres du régime algérien et l’aide financière qu’il octroie avec générosité et hors de tout contrôle populaire à des associations et des personnes inféodées au Polisario, y compris ceux qui agissent à l’intérieur du Maroc, et dans l’objectif de mener campagne contre notre pays lors des travaux du Conseil des droits de l’Homme à Genève.
La ministre a également révélé que le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a vainement essayé de mobiliser des pays hostiles au Maroc. Lesquels ont signé une déclaration commune défendant la position du Polisario, et portant atteinte à notre intégrité territoriale.
L’Algérie a également comploté pour impliquer l’Union africaine dans le dossier du Sahara marocain en nommant « un envoyé spécial » connu pour soutien aux thèses séparatistes, en l’occurrence l’ancien président du Mozambique Joaquim Chissano.
Toutes ces manœuvres ont avorté et l’Algérie a fait chou blanc comme en atteste la dernière résolution du Conseil de sécurité qui n’a pas élargi le mandat de la Minurso au monitoring des droits de l’Homme comme le souhaitait ardemment le locataire du palais d’El Mouradia.
A la suite de ce cuisant échec, les jours de Ramtane Lamamra à la tête du ministère des Affaires étrangères algérien semblent comptés. A en croire le portail «Sahara Confidentiel», «le président Abdelaziz Bouteflika a tenu tout récemment une réunion restreinte à ce sujet, avec le chef du département du renseignement et de la sécurité (DRS-Renseignements militaires), le général Mohamed Lamine Mediène alias «Toufik», en présence du vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’Armée algérienne (ANP), le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah. La rencontre tenue à huis clos au palais d’El Mouradia, s’est focalisée sur les derniers échecs de la diplomatie algérienne dans le dossier du Sahara que le pouvoir algérien considère comme l’un des dossiers prioritaires de sa politique géostratégique régionale et internationale ». Et la même source d’ajouter que « les trois hommes forts se seraient mis d’accord pour trouver d’urgence un remplaçant à Ramtane Lamamra auquel ils reprochent la «très mauvaise gestion» du dossier du Sahara depuis les deux passages en février et mars dernier, à Alger et à Rabouni, dans les camps de Tindouf, de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross ».

05/05/2015