Le Mouvement Populaire (MP) est la 3ème force politique de la coalition gouvernementale, dont le secrétaire général, Mohand Laenser, est ministre au gouvernement, chargé du porte feuille de l’intérieur.

Le MP s’est dit étonné de la position de «certaines parties appartenant aux milieux des droits de l'Homme, aux plans national et international, qui cherchent à inverser les rôles des victimes et des coupables dans l'affaire du démantèlement du camp Gdeim Izik ». 

 

Par voie de communiqué, le MP a estimé que «ces positions sont politiciennes et contradictoires avec la noblesse des principes et valeurs des droits de l'Homme, universellement reconnus, et qui prônent le respect du droit à la vie, la justice et l'équité». 

 

Le MP appelé à prendre en compte «les sentiments des familles des victimes auxquelles il faut rendre justice, tout en plaidant pour la primauté de la loi, sans sombrer dans l'instrumentalisation politique qui serait loin de toute objectivité et impartialité». 

 

Pour le MP, le procès des accusés devant un tribunal militaire «est une mesure tout à fait légale» dans «un Etat souverain, de droit et de justice». 

 

«Il s'agit d'une procédure parfaitement en phase avec la nature des crimes commis contre des militaires dans le cadre de cette affaire», ajoute le communiqué. 

 

Ces crimes, précise le MP, ne sont pas le résultat d'un échange de violence, mais bien «d'une agression unilatérale orchestrée par des ennemis de la Nation». 

 

Le procès des 24 accusés d’assassinat et de mutilation de cadavres de 11 éléments des forces de l'ordre, débuté le 1er février, se déroule en présence d'observateurs nationaux et internationaux, de plusieurs associations des droits de l'Homme et d'ONG.

11/02/2013