Le juge Ruz a reçu une plainte pour génocide contre 29 officiers de l'armée algérienne et contre des dirigeants du Front Polisario.

L’Audience Nationale Espagnole n'a pas réussi à localiser 11 sur 29 officiers de l'armée algérienne et dirigeants membres de sécurité du Front Polisario, objet d’une plainte reçue par le Juge Pablo Ruz,  pour des actes de génocide et de disparition qui auraient été commis, depuis 1979 dans les camps de réfugiés de Tindouf, contre des citoyens sahraouis et des dissidents de cette organisation.    

Il en ressort ainsi d’un document auquel EuropaPress a eu accès et par le biais duquel les services de police locale de Vitoria-Gasteiz, de Las Palmas, de Badajoz, de Figueres (Girona), de Madrid de Trebujena y Sanlúcar de Barrameda (Cádiz) et de Córdoba informent le Juge du Tribunal Central d’Instruction n°5 de l’impossibilité de localisation des accusés en vue de leur notifier la plainte.

 

Assassinats, tortures et disparitions

 

En novembre dernier, le Juge d’Instruction avait reçu une plainte formulée par l’Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l’Homme –ASADEH, ainsi que par trois victimes des actes précités. Lesquels actes pourraient être, dans ces circonstances, constitutifs des délits du génocide, de complicité dans l’assassinat, des lésions, des détentions illégales, du terrorisme, des tortures et des disparitions.

Le Juge Ruz, qui a entamé cette procédure, avec l’aval du Ministère Public, a refusé la prétention des plaignants de faire déclarer le Front Polisario et la République Arabe Sahraoui Démocratique civilement responsables pour les chefs d'accusation objet de l’enquête, étant donné que l’action pénale n’est pas dirigée contre ces deux organismes.

 

29 plaignants

 

Parmi les 29 plaignants, se trouvent le Ministre de la Communication du Front du Polisario Sid Ahmed Battal, l’ex-ministre de Défense et actuel représentant en Espagne Jandoud Mohamed, le Procureur de cette organisation Sidi Wagag, ainsi que des membres des services de sécurité militaire dans les camps de Tindouf et la prison de Rachid.

L’action pénale est portée également contre l’actuel ambassadeur d’Algérie au Maroc le Général Omari, l’Officier de Sécurité Algérienne attaché militaire auprès de l’ambassade en Mauritanie Nabil Kadour, et l’officier de l’armée algérienne dans la région de Tindouf Nadim Benaser.

Le juge a demandé à l’association des plaignants de fournir des informations sur la filiation et le domicile de tous les accusés, en vue de leur notifier l’ouverture de cette procédure pénale, ainsi que sur les victimes afin de prendre leurs déclarations et les soumettre à des analyses médico-légales à même de déterminer les séquelles dont elles souffrent.  

 

Eliminer les élites d’origine espagnole

 

Il ressort de la plainte que le Front du Polisario aurait mené « une campagne pour éliminer les élites sahraouis d’origine espagnole, avec l’intention de rompre tous liens entre les différentes tribus et leurs élites naturelles et ce afin d’avoir une mainmise directe et effective sur toute la population sahraouie réfugiée dans les camps ». Ceux qui n’acceptaient pas cette politique, ont souffert, selon les plaignants, des actes de répression, de violence physique et morale, de détention illégale, de torture, et d’assassinat.

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01/07/2013