16ème anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès : Le DRS toujours pointé du doigt !

L’entière vérité sur l’assassinat de Matoub Lounès n’est pas encore connue par le peuple Kabyle. Si tout le monde sait qu’il a été exécuté par un commando du DRS le 24 juin 1998 à Ath Douala, pour règlement de compte des clans de la haute sphère du régime et par le racisme envers le Kabyles, les masques des commenditaires et des responsables de ce crime ne sont pas encore tombés.

La Kabylie ne dispose pas d’un Etat indépendant ni d’une justice pour ouvrir une enquête digne de ce nom et poursuivre les auteurs.
Commémorer ce triste évènement est un devoir pour tous les Kabyles, mais connaître la vérité est encore plus qu’un devoir. Plusieurs personnalités Kabyles sont citées comme étant impliquées dans cette affaire. Personne ne sait pourquoi exactement les responsables du RCD continuent d’affirmer que ce sont les islamistes qui ont tué Matoub et pas le DRS ! Pour Nourdine Aït Hamouda, chef des GLD (groupes de légitimes défense) à Tizi Wezzu, l’affaire de l’assassinat de Matoub Lounès est close et les auteurs sont connus, mais aucun argument n’a été avancé ! Une position qui en a intrigué plus d’un. Même le DRS a presque reconnu sa responsabilité.
Les experts qui se sont déplacés dans l’anonymat sur les lieux de l’assassinat du rebelle ont abouti à des résultats qui remettent en question la version officielle, indique un membre de la famille Matoub dans une conférence de presse animée á Taourit Moussa. Selon cette enquête Matoub Lounés ne se trouvait pas à l’intérieur de sa voiture criblée de balles mais bien à l’extérieur :

« Matoub Lounés n’a pas été assassiné dans sa voiture », déclare-t-il á la presse.
Les experts occidentaux, ont permis d’établir un autre rapport quasiment diffèrent de celui connu jusqu’ici : « L’acte a été perpétré par des professionnels qui étaient très informés, bien entraînés et maîtrisant l’usage d’arme d’assaut », souligne la même source.

Ce crime comme, celui d’Ameziane Mehenni, puis de Rabah Aïssat élu du FFS à Tizi Wezzu, ne sont que les derniers assassinats politiques des services secrets algériens. D’autres ont été commis par le passé, mais la justice n’est pas encore rendue.
Tôt ou tard, le peuple Kabyle, à travers un Etat souverain mettra en lumière la vérité et fera justice. Si l’Algérie réclame à la France de reconnaître ses crimes commis durant la période coloniale, la Kabylie aussi fera de même un jour pour l’Algérie.

24/06/2014