Le MAE mauritanien semble avoir une "explication" au fait qu'il n'ait pas lui-même reçu comme le veut l'usage protocolaire son homologue marocain, Nasser Bourita, lors de son arrivée samedi 30 juin à l'aéroport Oum Tounsi, à Nouakchott, pour participer au 31è Sommet de l'UA. Décryptage.

L'accueil réservé à la délégation marocaine à son arrivée samedi (30 juin) ou à son départ (dimanche 1er juillet) de l'aéroport Oum Tounsi, à Nouakchott, où elle a participé aux travaux du 31è Sommet de l'Union africaine, jette une nouvelle ombre sur les relations entre le Maroc et la Mauritanie.

Les observateurs, dont des journalistes, présents hier jeudi 5 juillet à la conférence du MAE mauritanien, à l'issue du conseil de gouvernement, n'ont pas manqué d'interpeller ce dernier sur la froideur de l'accueil auquel a eu "droit" la délégation marocaine présidée par le MAECI, Nasser Bourita.
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Or voilà, il semble que le MAE mauritanien, ancien Envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Yémen, n'ait ressenti aucun "embarras" à ne pas se présenter lui-même à l'accueil de son homologue marocain, déléguant cette tâche au secrétaire général de son département et, au départ dudit l'aéroport (tenez-vous bien!), à un directeur dudit département!

Le MAE mauritanien aurait pu se demander pourquoi le président Mohamed Ould Abdelaziz s'est donné le temps d'accompagner jusqu'au tarmac de l'aéroport, le "président" de l'entité fantoche "RASD", Brahim Ghali pour ne pas le nommer.

Une chose est sûre: Nouakchott, tombée dans le giron algérien, ne peut continuer à taquiner indéfiniment (et impunément) le Maroc sur le registre sacré de son intégrité territoriale, foulant ainsi aux pieds son fameux principe de "neutralité positive" pour ne pas parler des règles de bon voisinage.
Par M'Hamed Hamrouch

08/07/2018