Le conflit du Sahara occidental a été au centre de l’intervention du président sud-africain Cyril Ramaphosa lors du 38e sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

 

Achevée samedi 18 août à Windhoek, en Namibie, la rencontre ayant été marquée par le passage de relais à la tête de l’organisation entre le Sud-Africain et le Namibien Hage Geingob, a été une occasion pour le nouveau président de l’Afrique du Sud d’adresser ses recommandations à la nouvelle présidence.

 

Selon le média Namibian, Cyril Ramaphosa n’a pas oublié de citer le conflit du Sahara occidental. En effet, l’organisation régionale compte parmi ses rangs plusieurs pays soutenant la thèse du Polisario. C’est la raison pour laquelle le président sud-africain a exhorté, samedi, les Etats de la SADC à «faire preuve de solidarité avec le peuple de la république sahraouie pour accroître la pression sur le Maroc afin de mettre en œuvre les résolutions des Nations Unies garantissant l'indépendance du peuple du Sahara occidental». «En outre, poursuit le média namibien, Ramaphosa a annoncé que la SADC va organiser une conférence de solidarité pour montrer son soutien au peuple sahraoui».

 

L’«agence de presse» du Front Polisario complète l’information, précisant dimanche que c’est l’Afrique du Sud qui accueillera cette rencontre.

 

Depuis son arrivée à la tête du Congrès national africain (ANC), parti politique sud-africain au pouvoir, le successeur de Jacob Zuma est resté fidèle aux positions exprimées par ses prédécesseurs quant au soutien au Front Polisario et l’hostilité à l’égard du royaume.

 

Pourtant, les relations diplomatiques entre Rabat et Pretoria se sont réchauffées. Le 9 janvier dernier à Rabat, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane s’est réunie avec son homologue, Nasser Blourita en marge d’une réunion sur la migration.

 

Le 30 novembre à Abidjan, le Maroc et l’Afrique du Sud ont convenu de rétablir leurs relations diplomatiques, au terme d’une réunion entre le roi Mohammed VI et Jacob Zuma, à l’époque encore président, dès décembre 2017.

 

21/08/2018