Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Borrell, a affirmé soutenir les efforts de l'ONU et les accords européens avec le Maroc, rejetant toute responsabilité juridique dans le Sahara occidental du Maroc, battant ainsi en brèche les mensonges du Polisario qui "crie au scandale"!

 

Le Polisario a beau vouloir impliquer l'Espagne dans le conflit du Sahara, en vain. Le MAE du gouvernement socialiste espagnol, José Borrell, vient de préciser que Madrid n'a "aucune responsabilité ni juridique ni de fait" au Sahara, rejetant ainsi fermement une allégation du front séparatiste à la solde d'Alger selon laquelle l'Espagne serait "une puissance administrante au Sahara occidental".

 

Mieux encore, le chef de la diplomatie espagnole a affirmé soutenir les efforts du SG de l'ONU, Antonio Guterres, et de son émissaire pour le Sahara, Horst Köhler, pour trouver une solution politique réaliste au conflit créé autour du Sahara, ajoutant "défendre et appuyer les accords de l'Union européenne avec le Royaume du Maroc", en référence aux Accords de l'agriculture et de pêche, dont le renouvellement du protocole, incluant le Sahara marocain, est prévu en novembre prochain.

 

"L’Espagne n’est pas une puissance administrante, elle n’est pas considérée comme une puissance administrative dans les résolutions annuelles de l’Assemblée générale. Elle ne figure pas non plus comme une puissance administrative dans la liste des territoires non autonomes des Nations Unies. Il est important de savoir quelles sont nos responsabilités vis-à-vis de ce territoire", a clarifié le MAE espagnol.

 

"J'ai rencontré des Algériens, des Marocains et nous soutenons les efforts du Secrétaire général, qui est pratiquement la meilleure, sinon la seule chose que nous puissions faire", a encore affirmé le MAE espagnol, qui ignore dans cette déclaration le front Polisario, citant plutôt l'Algérie qui est partie prenante au conflit.

 

Il n'en aura pas fallu plus pour que le Polisario "crie au scandale", via sa "représentation" à Madrid, qui ne reconnaît d'ailleurs nullement l'entité "Rasd", mettant ainsi le curseur sur Alger, qui abrite le front séparatiste sur son sol, en lui apportant un soutien multiforme (financier, diplomatique, militaire, etc).

 

"Il n'y a pas de logique dans le discours du ministre espagnol, quand il affirme que son pays soutient les efforts de l'ONU et défend les accords de l'Union européenne (avec le Maroc, Ndlr), qui sont en contradiction avec les verdicts de la Cour de justice de l'UE", a commenté le front polisario, en réaction à la position de Madrid exprimée, via son MAE, José Borrell.

 

La mise au point de José Borrell intervient alors que les principaux partis espagnols, PSOE (au pouvoir), Parti populaire (PP, droite), Ciudadanos (centre-droit), font bloc contre une initiative tendancieuse signé du parti d'extrême-gauche, Podemos: organiser une rencontre pro-Polisario début novembre dans "la salle constitutionnelle" du Congrès des députés (chambre basse du parlement espagnol).

 

Majorité et opposition ont demandé à l'envi "un rapport des services en charge des relations internationales parlementaires sur l’existence ou pas de cas similaires précédents d’organisation de telles rencontres au siège de la chambre basse, ainsi que sur les possibles conséquences de cette initiative sur la politique étrangère espagnole", rapportait le journal électronique "vozpopuli.com".

 

La ficelle était donc trop grosse pour échapper à l'oeil des partis politiques espagnols, y compris le PSOE de Pedro Sanchez, qui ont décidé d'en référer aux services en charge des relations internationales parlementaires pour statuer sur cette initiative délibérément hostile au Maroc, lié au royaume d'Espagne par de solides relations de bon voisinage et d'intérêts communs.

 

 

La sortie du MAE espagnol, José Borrell, confirme ainsi clairement le rejet ferme par l'Espagne de toute manoeuvre algéro-séparatiste destinée à brouiller les pistes, à la veille du vote demain lundi 29 octobre de la nouvelle résolution sur le Sahara par les Quinze membres du Conseil de sécurité.

28/10/2018