A l'intérieur du Centre George Pompidou à Paris.

Après le pschitt de «l’exposition» au Centre Georges Pompidou, le Polisario revient à la charge, promettant qu'un autre évènement, le festival Artifariti, aura lieu l'année prochaine à Guerguerat, en pleine zone tampon. L'art serait-il en train de devenir la nouvelle arme de guerre des séparatistes?

Désormais, il ne se passe pas un jour sans que, sous couvert de culture et d'art, le Polisario n'opère une sortie médiatique, relayée en cela par son sponsor de toujours, l'Algérie.

Dernier "évènement" en date, la clôture du dénommé festival Artifariti, le vendredi 9 novembre dernier. L'occasion pour ses promoteurs et ceux qui se cachent derrière de faire une annonce de taille. La prochaine édition de cette manifestation aura lieu à Guerguerat, soit en pleine zone tampon à la frontière du Maroc avec la Mauritanie, promet-on. La supposée manifestation aura en zone côtière, sur l’Atlantique, affirment ainsi des sources au sein du Polisario à l'agence de presse espagnole EFE.

C'est du moins ce que souhaitent les "artistes" ayant pris part à l'édition de cette année, passée totalement inaperçue alors que d'autres ont eu un relatif écho. Ces participants auraient même fait part de ce vœu au chef du Polisario, et président de la pseudo-Rasd, Brahim Ghali, qui a, en retour, promis de faire le nécessaire.

"Nous verrons si une telle éventualité est possible. C'est un rêve que nous souhaitons tous réaliser", a-t-il affirmé.


Les obscures sources citées par EFE affirment que la prochaine édition aura bien lieu à Guerguerat si "tout se passe bien". Le Polisario a l’intention donc de braver les injonctions internationales et la ferme sommation de l’instance exécutive de l’ONU, imprimée noir sur blanc dans les deux dernières résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara, interdisant formellement toute présence du Polisario à Guerguerat.

Ces mêmes sources parlent même d'"avancée", l'Artifariti s'étant tenu dans les soi-disant "territoires libérés" cette année, alors que jusque-là, cette prétendue manifestation artistique se tenait dans les camps de Tindouf en Algérie.

Cette poussée de fièvre séparatiste coïncide avec la vraie mobilisation en cours contre l'annulation par le Centre Georges Pompidou à Paris d'une mini-exposition organisée par le Polisario, par le truchement de Jean Lamore, un illustre inconnu se présentant comme écrivain et réalisateur américain.

Dès l'annonce de l'annulation de cette "exposition", en réalité la banale présentation d'un livre de photographies au sein d'une salle des collections permanentes du musée, une véritable offensive a été ainsi lancée. Le livre de Jean Lamore regroupe les effets personnels et les souvenirs de soldats marocains tombés sur le champ d'honneur, pour la défense de l'intégrité territoriale de leur pays.


Séparatistes et soutiens algériens n'en ont eu cure. Après avoir fait réagir le week-end dernier ce Jean Lamore en question, qui a qualifié ce retrait d'"d'inacceptable" et de "lamentable", l'agence de presse officielle algérienne, APS, nous gratifie ce lundi d'une dépêche citant une "association des amis de la République arabe sahraouie démocratique" qui se dit "très surprise" de la suspension de cette "manifestation culturelle", "pourtant programmée jusqu'en juillet 2019".

L’Agence algérienne va jusqu’à dénoncer un "acte de censure". On retiendra de cette dépêche, au passage, que ce livre, véritable insulte à la mémoire de ces morts, est devenu un ouvrage "du plus haut intérêt culturel et historique" et que le petit coin obscur où il était accroché s’est transformé en "pavillon"…

Autant dire que le Polisario & co font désormais feu de tout bois dès qu'il s'agit de se faire une place dans les rayons de l'art et de la culture. Une chose est désormais sûre: l’art est devenu le nouveau terrain sur lequel les séparatistes et leur protecteur algérien se positionnent, dans l’espoir de donner une résonance à leur propagande hostile à l’intégrité nationale.

12/11/2018