Andres Manuel Lopez Obrador

Andres Manuel Lopez Obrador, qui sera investi ce samedi 1er décembre nouveau président du Mexique, prévoit de rencontrer le chef du Polisario, accueilli hier jeudi «avec les honneurs dus au président de la Rasd». La diplomatie marocaine a sa part de responsabilité. Décryptage.

Pour son entrée en fonction, le nouveau président élu du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a envoyé des signaux guère amicaux en direction du Maroc. Un premier signal, l’accueil digne d’un  «président» réservé hier jeudi par le Sénat mexicain au chef du Polisario, Brahim Ghali, invité à assister à la cérémonie d’investiture du «premier président de gauche de l’histoire moderne du Mexique»!

Celui qu’on surnomme «A.M.L.O» est d’obédience castro-chaviste, un courant baptisé des noms des anciens dirigeants des républiques de Cuba et du Venezuela, respectivement Fidel Catsro et Hugo Chavez, eux-mêmes inspirés de la fameuse «révolution bolivarienne» (Simon Bolivar), mélange de marxisme, communisme et anti-libéralisme.

Surfant sur la pauvreté et l’implication de ses adversaires politiques de droite dans des affaires de corruption, «A.M.L.O» a en effet réussi à conquérir le coeur de la majeure partie des Mexicains et remporté leur confiance.

L’accueil réservé en grande pompe au chef de front Polisario, poursuivi par la justice espagnole pour crimes contre l’humanité, sans compter sa réputation sordide de serial-violeur, risque de mettre en danger les relations d’amitié et de confiance retissées durant des années entre le Maroc et le Mexique.

L’Amérique centrale et latine a été depuis longtemps un terrain abandonné par le Maroc au Polisario et son soutien algérien. Le roi Mohammed VI a pris le taureau par les cornes et rétabli les relations diplomatique avec Cuba, le plus fervent soutien du Polisario sur le continent américain. Mais beaucoup de travail reste à faire, notamment en direction du Mexique, pays qui reconnaît la RASD, et qui est une puissance continentale.

L'accueil fait à Mexico au patron du Polisario révèle les limites du travail de nos parlementaires, noyés dans des disputes souvent stériles, et peu formés pour expliquer que le Maroc n’est pas une puissance coloniale comme le présentent Alger et son larbin le Polsario, mais qu’il est sur ses terres auxquelles il est soudé par des siècles d’histoire et de culture communes.
Par M'Hamed Hamrouch

30/11/2018