Tinouf

L’opposition dans les camps de Tindouf continue d’émerger. Quelques jours seulement après un article de presse paru sur Futuro Sahara, tirant à boulets rouges sur le «langage du bois» (sic) du dernier communiqué de presse de la direction du Front du Polisario, l’initiative sahraouie pour le changement, née l’année dernière, reprend ses activités.

Sa représentation en Espagne aurait organisé la semaine dernière des rencontres avec plusieurs politiques espagnoles, des représentants d’organisations internationales des droits de l’Homme ainsi que des médias. «Des discussions ayant abordé la Table ronde tenue récemment à Genève en plus des stratégies et des agendas politiques de l’Initiative comme étant un mouvement critique au sein du mouvement sahraoui», indique lundi soir Futuro Sahara. 

A la veille de la rencontre à Genève entre les représentants du Maroc, de la Mauritanie, de l’Algérie et du Front Polisario sous la houlette des Nations unies, des représentants de cette initiative établie en Espagne et au Portugal ont déjà rencontré des politiques mauritaniens à Nouakchott et à Nouadhibou. «Une tentative pour discuter des moyens permettant de mettre la pression au Front pour autoriser cette initiative à travailler de l’intérieur des camps de Tindouf», rapportait en novembre dernier Ahdath, portail web du quotidien Al Ahdath Al Maghrebiya, photo à l’appui.

En décembre 2017, l’Initiative sahraouie pour le changement avait publié un communiqué de presse, repris par des médias sahraouis, s’annonçant comme «mouvement politique d’opposition qui vient répondre à la corruption, à la tyrannie dans la gestion, au tribalisme et à la propagation de phénomènes étrangers, au népotisme, au favoritisme, à la transformation des institutions publiques en propriété privée, à la contrebande, à la drogue et aux inégalités sociales causées par l’épuisement de l’argent public».

28/12/2018