Un militaire du Polisario, Ammar Ould Anaye, est décédé la semaine dernière dans des conditions non encore élucidées. Dans un enregistrement audio, la sœur du défunt parle d’une «négligence médicale aggravée», pointant du doigt la responsabilité de la direction du Front dans la mort de son frère. En revanche du côté de Rabouni, le silence prime.

L’affaire commence à faire grand bruit dans les camps de Tindouf. Des familles redoutant que leurs fils engagés dans les milices du Polisario ne subissent le même sort menacent de les «récupérer par la force» des régions militaires où ils sont affectés, indique le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf, dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

L’ONG affirme, par ailleurs, que ce cas de décès enregistré dans les rangs des éléments du Polisario est loin d’être isolé. Elle rappelle ainsi la mort, en 2018 et dans les mêmes conditions, de Mahfoud Biadiallah, né en 1980.

11/01/2019