Khadija Ryadi

Des éléments du Polisario, une ex-présidente de l’AMDH aux propos provocateurs et des personnalités connues pour servir un agenda hostile au Maroc, tous les ingrédients étaient réunis pour torpiller une conférence sur la liberté de la presse au Maroc.

Désolante fin pour une conférence organisée à Paris, sur la liberté de la presse au Maroc. L’assistance s’attendait à un débat serein sur le sujet, la manifestation a fini dans un chahut avec échange de coups et lancers de chaises.

En fait, tous les ingrédients étaient réunis pour que la rencontre soit sapée. D’abord, des éléments du Polisario étaient invités. Ensuite, cette manie de l’ancienne présidente de l’AMDH, Khadija Ryadi, également invitée, de faire une fixation sur l’expression «Sahara occidental» qu’elle ne cesse de répéter depuis le début. Enfin, le but déguisé de cette conférence.

C’était prévisible, tranche le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, qui rapporte l’information dans son édition du lundi 18 février. La présence des éléments du Polisario dans une conférence du genre, note le journal, est une provocation en soi. Et les propos de Khadija Ryadi n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Le niveau de provocation a atteint son paroxysme lorsque l’assistance a appris que cette conférence était en réalité une manifestation de soutien à Taoufik Bouachrine, fondateur d’Akhbar Al Yaoum, condamné à 12 ans de prison ferme pour, entre autres, agressions sexuelles et traite d’êtres humains. 


C’est pour dire que l’atmosphère était déjà tendue, depuis le début. Il a fallut juste une étincelle pour qu’elle explose. Et c’est justement l’ex-présidente de l’AMDH, précise le journal, avec sa manie de répéter, pendant son intervention, l’expression «Sahara occidentale». Un membre de l’assistance a d’ailleurs manifesté sa colère devant la conférencière, relate le journal, exprimant son rejet de cette expression qui porte atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc.   


Bien sûr, poursuit le journal, cette intervention n’a pas plu aux membres du Polisario qui ont tenté de l’interrompre et de lui interdire de poursuivre. La situation a fini par dégénérer en échange de coups et lancers de chaises. La modératrice de la conférence n’a eu d’autre alternative que d’appeler la police.    


Selon des sources sur place, citées par Al Ahdath Al Maghribia, plusieurs personnalités connues pour leurs positions hostiles au Maroc étaient présentes. Outre un certain Hicham Mansouri, qui se fait passer pour un journaliste alors qu’il est membre d’une association financée par l’étranger dans le cadre d’un agenda hostile au Maroc et Khadija Ryadi, qui s’est présentée comme membre d’un «comité pour la vérité dans l’affaire Bouachrine», une certaine Rosa Moussaoui, défenseuse notoire des thèses du Polisario, était également invitée, mais elle s’est fait remplacer par l’Algérien, Aissa Zerrouki, connu pour ses positions anti-Maroc.    


Selon les sources citées par Al Ahdath Al Maghribia, Maati Mounjib et l’ancienne cadre de la Haca, Fatiha Aarour, étaient également présents. Cette dernière a d’ailleurs présenté une intervention très provocatrice, allant même jusqu’à insulter tous ceux parmi les présents qui ne font pas partie du cercle de ses amis ou qui ne sont pas d’accord avec ses positions.

Par ailleurs, note le journal, certains médias français ont également fait état de la présence, parmi les invités, de la députée de l’USFP Hanane Rihab. Cette dernière a reconnu avoir assisté à la rencontre sur invitation d’un ami alors qu’elle se trouvait initialement à Paris pour une autre mission. Elle a décidé d’y assister en raison de l’intérêt qu’elle porte à la question de la liberté de la presse au Maroc, étant elle-même journaliste de carrière.
 

19/02/2019