Ricardo Sanchez Serra ‏ Abdelaziz of polisario with

Le polisario doit saisir l’occasion historique que lui offre le processus politique de l’ONU et accepter l’autonomie proposée par le Maroc pour solder le conflit créé autour du Sahara, a exhorté Ricardo Sanchez, fondateur et président du Conseil péruvien d’amitié avec la "rasd".

 Une volteface spectaculaire enregistrée dans les rangs de ceux-là mêmes qui soutiennent la "rasd" à l'international. L'exemple nous vient des fins fonds d'Amérique du sud, précisément de la république du Pérou, qui compte pourtant de nombreux sympathisants de la "rasd". Et tenez-vous bien, c'est le président fondateur du Conseil péruvien d'amitié avec la "rasd" qui vient de franchir le pas.

 Dans un article publié sur le site péruvien en continu, "Peruinforma", sous le titre "Sáhara Occidental: ¿Y por qué no una autonomía?" (Sahara occidental: et pourquoi pas une autonomie?), Ricardo Sanchez Serra, président fondateur dudit Conseil péruvien d'amitié avec la "rasd", prend fait et cause pour l'Initiative du Maroc d'octroyer un statut d'autonomie au Sahara, à la base du lancement en 2007 des négociations de Manhasset, sous l'égide de l'ONU, pour trouver une solution politique au conflit régional créé autour du Sahara.

 "Parmi les partisans internationaux du Polisario, nous sommes nombreux à penser que ce dernier devrait saisir l’occasion historique que lui offre le processus politique de l’ONU et accepter l’autonomie, dotée de garanties internationales, proposée par le Maroc", a plaidé à juste titre Sánchez Serra, relevant que cette tendance à adhérer à l'autonomie exixte au sein même du front polisario.

 "Ceux qui pensent la même chose au sein du Polisario sont nombreux et plusieurs ont même affiché publiquement leur dissidence", assène "l'ami de la rasd", estimant que son engagement depuis plus de dix ans aux côtés du polisario en tant que fondateur et président du Conseil péruvien d’amitié avec le polisario lui confère "l’autorité morale, le droit et le devoir d’être sincère avec mes amis du Polisario".

 

"Je pense que le moment est venu d’amorcer un virage important dans cette lutte pour se placer au niveau des circonstances historiques et avoir l’audace et le courage de prendre les décisions déterminantes pour l'avenir et le bien-être de la population sahraouie", exhorte Sanchez Serra,  également analyste politique.

 

"Depuis qu’elle a conclu en 2004 à l’inapplicabilité du référendum pour des raisons techniques et politiques, l’ONU a appelé à une solution politique et négociée au conflit", rappelle-t-il.

 

Le Conseil de sécurité avait adopté une résolution appelant à "une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" et qualifié le plan d'autonomie proposé par le Maroc de "sérieux, crédible et réaliste", lequel représente pour les États-Unis "une approche potentielle pour satisfaire les aspirations de la population du Sahara", rappelle encore ce pétitionnaire pro-polisario à l’occasion des sessions de l’Assemblée générale de l’ONU.

 

Évoquant le mirage séparatiste du polisario, Sánchez Serra souligne que "la réalité internationale rend cet objectif illusoire".

 

"Aujourd’hui, il est nécessaire de reconnaître que le Maroc a modifié sa position sur le conflit, passant d’une intégration totale à une large autonomie politique avec des garanties internationales", relève encore Sánchez Serra, qui s’est rendu à maintes reprises aux camps des séparatistes à Tindouf...

20/02/2019