Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré lundi dans un rapport faisant le point sur les deux tables rondes tenues à Genève, qu'une solution du différend régional sur le Sahara est possible.

António Guterres a déclaré au Conseil de sécurité qu'un règlement nécessiterait "une volonté politique forte, non seulement de la part des parties et des États voisins, mais également de la communauté internationale", selon le rapport cité par l'AFP.

"Une solution au conflit est possible", a-t-il déclaré.

Dans son rapport, Guterres a déclaré que le manque de confiance de toutes les parties constituait un "problème fondamental" dans la recherche d'une solution, ajoutant que "l'instauration d'un climat de confiance prend du temps" et encourageant les "gestes de bonne foi" de la part des parties.

Le chef de l'ONU a félicité le polisario d'avoir détruit son dernier stock de mines antipersonnel, affirmant qu'il s'agissait d'un "premier pas louable" vers la construction de la confiance.

Il a ajouté que toutes les délégations étaient conscientes du fait que leurs peuples qui avaient subi les coûts du conflit, se tournaient vers les pourparlers récents avec espoir.

La première table ronde tenue début décembre à Genève a permis, pour la première fois en six ans, que les parties s'assoient à la table des négociations. Pour la première fois de l'histoire, les quatre parties étaient présentes sur un pied d'égalité.

Les discussions ont été dirigées par l'Envoyé personnel de Guterres, Horst Koehler, l'ex-président allemand.

Dans le rapport, António Guterres a demandé l'extension du mandat de la MINURSO, sans toutefois préciser la durée du nouveau mandat.

Le conseil doit décider fin avril du renouvellement du mandat de la MINURSO, qui, selon les États-Unis, ne devrait pas rester en place sans progresser sur la voie d'une solution politique.

02/04/2019