Tindouf camps shaken by violent clashes between a Sahrawi tribe’s factions

De violents affrontements ont eu lieu, hier, samedi 13 avril, au cours de la soirée, au sein même des camps de Tindouf. Les affrontements ont opposé les éléments de deux fractions de la tribu Rguibat. De graves dégâts ont été enregistrés. Précisions.

Une soirée d’horreur dans le camp dit «Smara» à Tindouf suite à de violents affrontements entre des sahraouis originaires de deux fractions de la tribu Rguibat: les Ahl Lahcen Ouhmad et les Oulad Moussa.

Selon nos sources, ces affrontements ont éclaté suite à un litige concernant un lot de terrain à l’intersection des Daïras (une sorte de pachaliks, soit relevant de l'autorité d'un Pacha, agent aujourd'hui en désuétude de l'autorité du Makhzen) de Farcia et Jdayria.

C'est munis d’armes blanches et de bonbonnes de gaz que les deux camps se sont affrontés.

 

Quant au bilan, les sources interrogées par Le360 expliquent que trois personnes ont subi des brûlures à divers degrés, alors qu’une maison construite en dur a été incendiée.

De même, poursuivent nos sources, 4 tentes (khayma) sont parties en fumée, dont une appartenant au dénommé Najem Ould Dakhni Ould Smaïl, un Rguibi de la fraction des Labouihat Ahl Sidi Abdellah ou Moussa.

Les sapeur-pompiers mis en place par les séparatistes sont intervenus pour éteindre les flammes, alors qu'au total, 33 personnes ont été arrêtées par la pseudo«police» du polisario.

Côté victimes, il y  a 17 blessés parmi les protagonistes et 9, dans les rangs de ce qui se veut être la «police» du polisario, dont un de ces éléments s’en est sorti avec la mâchoire fracturée.
Par Mohammed Boudarham

14/04/2019