Un festival des tribus des Tekna est en préparation pour début août, à Guelmim. Parmi les organisateurs, se trouveraient des pro-Polisario qui rendent compte, en temps réel, à la direction du Front séparatiste, des détails des préparatifs.

 

Le Polisario aurait-il infiltré le festival international des tribus des Tekna, en préparation dans la région de Guelmim-Oued Noun ? C’est du moins ce que croit savoir le quotidien Assabah qui s’intéresse à ce sujet dans son édition du jeudi 18 avril. Citant une militante associative, il précise que Zahra Haidar, unioniste connue pour sa défense de la marocanité du Sahara, se serait justement retirée du comité préparatoire pour dénoncer des connivences de certains membres avec le Polisario.

 

D’après le journal, cela se passe sous l’œil des autorités locales de la région qui feraient montre de neutralité face à ces préparatifs. Pour l’heure, note le quotidien, les membres du comité préparatoire ont décidé de tenir une réunion, le 27 avril, au domicile d’un haut dignitaire local à Guelmim. En attendant, le quotidien assure que certains membres de ce comité, qui font la promotion de ce festival aussi bien à l’étranger qu’au Maroc, seraient porteurs d’idées séparatistes. Ils auraient même maintenu un contact direct permanent avec le Polisario, l’informant en temps réel de l’évolution des préparatifs de cette manifestation.

 

En parallèle, poursuit Assabah, les réunions de «comités coutumiers», dont la légalité est contestée, se poursuivent dans les domiciles privés des membres de la tribu. La dernière réunion du genre a eu lieu, vendredi, à Tan-Tan, chez un ancien MRE qui résidait en France. La rencontre a connu la participation de membres de la tribu venant de plusieurs régions comme Laâyoune, Tan-Tan, Guelmim et même de France. Ce qui a poussé des dignitaires des Tekna, souligne le journal, à accuser les membres de l’organisation de ce festival d’agir en marge de la légalité, formant des organisations non reconnues et qui ne reconnaissent pas les lois du pays. Ces organisations, qui se font appeler «comités coutumiers» n’ont, en effet, précise le journal, aucune existence légale. Aussi est-il à craindre que des parties étrangères, pro-Polisario, agissent sous couvert d’activités culturelles pour servir d’autres desseins, observe Assabah.   

 

Les tribus des Tekna, rappelle le journal, évoluent sur un espace géographique très vaste, s’étendant de la région de Guelmim-Oued Noun jusqu’au Nord de la Mauritanie. Et, ajoute le quotidien en citant plusieurs sources sahraouies, personne ne sait encore avec exactitude quels sont les objectifs de ce festival. D’autant que, d’après des notables de la tribu, la tendance séparatiste est perceptible même dans le thème choisi pour la manifestation. Les organisateurs ont choisi, en effet, comme thème: «L’unité des tribus des Tekna transcende toutes les frontières».

18/04/2019