Une patrouille du polisario a été piégée par l’explosion, samedi 1er juin, d’une mine dans la bande tampon de Mijek, non loin du dispositif de défense marocain, faisant un mort et deux blessés dans les rangs des séparatistes.

 

Un nouvel incident vient mettre à nu la présence du front polisario dans la zone tampon, en violation de l’accord de cessez-le-feu signé en novembre 1991. Une mine a explosé sous un véhicule militaire du polisario alors qu’il se trouvait dans la localité de Mijek, censée être démilitarisée par la force de l’accord militaire N1 et des résolutions du Conseil de sécurité, dont la 2468, adoptée fin avril dernier, intimant nettement au front séparatiste du polisario de s'abstenir de toute action susceptible de déstabiliser le statut et la stabilité dans cette région extrêmement sensible.

 

Selon un média de propagande séparatiste, cette exposition a fait un mort et deux blessés graves. Le défunt, un soi-disant «officier de génie militaire» qui répondait de son vivant au nom de Mohamed Lamine El Jadii, se trouvait dans cette zone pour effectuer «une mission de reconnaissance» au profit de la prétendue «armée sahraouie». 

 

Concernant les blessés, la même source indique que l’état de l’un d’entre eux, le dénommé Mahmoud Athmane  Zineha, a nécessité son évacuation à bord d’un hélicoptère de la Minurso vers Tindouf, où il a été amputé d’une jambe. 

 

Cet incident est intervenu alors que dernièrement, un autre soldat du front séparatiste a été attaqué et mordu par une vipère au niveau de la localité de M'Hirz, située également dans la zone tampon, à l'Est du dispositif de défense marocain. "Zone tampon: quand les vipères repoussent les incursions des soldats du polisario", avions-nous alors titré. 

 

 

Ces incrusions rappellent l'ONU encore une fois à ses responsabilités, via son mécanisme de contrôle du cessez-le-feu, la Minurso, sachant que le Conseil de sécurité a été à cet effet on ne peut plus clair et ferme envers le polisario. 

05/06/2019