Sahara: La Guinée qualifie l'initiative d’autonomie de cadre de compromis "réaliste et crédible"

La Guinée a réitéré, lors de la réunion du Comité des 24 des Nations-Unies qui se tient à New York, son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie "pour son réalisme, sa crédibilité, et comme cadre de compromis" pour une résolution définitive de la question du Sahara marocain.

"La République de Guinée exprime son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie pour son réalisme, sa crédibilité, et comme cadre de compromis au différend du Sahara", a déclaré le représentant de ce pays à la réunion du C24.

Il a également souligné que la Guinée salue les importantes réformes institutionnelles et économiques engagées par le Royaume, "qui s’inscrivent en droite ligne de son initiative d’autonomie issue d’une large consultation nationale et locale".

Parmi ces réformes, a-t-il poursuivi, "nous pouvons citer, dans le domaine des droits de l’Homme, la consolidation du rôle du Conseil national des droits de l’homme et de ses commissions régionales à Laâyoune et Dakhla, ainsi que la coopération avec le Conseil des droits de l’homme relevée dans la résolution 2468 du Conseil de sécurité".

Le diplomate guinéen a également salué "l’élection de natifs et de représentants de la région du Sahara à l’issue d’élections communales et législatives démocratiques, libres et transparentes au Sahara en 2015 et 2016".

"A ce titre, nous nous réjouissons de la participation des deux élus du Sahara aux séances du Comité des 24", à savoir le vice-président de la région de Laâyoune Sakia El Hamra, M. Mhamed Abba, et la vice-présidente de la région de Dakhla Oued-Eddahab, Mme Ghalla Bahiya, a-t-il encore dit.

Sur le plan économique, le diplomate guinéen a noté la mise en œuvre par le Maroc d’un ambitieux programme de développement structurant de plus de 8 milliards de dollars adopté en novembre 2015 au bénéfice de la région du Sahara et de sa population.

Et de souligner, par ailleurs, que le Conseil de sécurité de l’ONU, par la résolution 2468 et celles adoptées depuis 2011, ainsi que le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), ont réclamé tous les deux, l’enregistrement des populations des camps de Tindouf ainsi que l’amélioration de leur situation notamment en matière des droits de l’Homme.

19/06/2019