Algérie: quand les thèses de doctorat sur la "rasd" deviennent un tremplin vers les hautes fonctions

L’agence de presse algérienne se fend d’une dépêche fleuve sur une thèse de doctorat soutenue à la Faculté des Sciences Po à Alger, autour du prétendu «droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». Décryptage.

Rappelez-vous: le 11 juin dernier, le360 reproduisait un exemplaire d’une épreuve d’examen en histoire -Géo où les candidats à l’obtention du CEP (Certificat d’études primaires) étaient obligés d’expliquer comment «la construction du Grand Maghreb était conditionnée à l’indépendance du Sahara occidental»! Un dérapage qui n’aurait d’égal que cette stupidité quasi-congénitale, cette légendaire haine féroce envers le Maroc, que l’establishment vert-kaki n’a eu de cesse de seriner à des innocents intellectuellement désarmés et politiquement non pourvus pour assimiler pareilles supercheries.

Nous sommes encore au mois de juin, et voilà qu’une autre grande curiosité nous vient de l'autre bout de la frontière est du royaume. «Sahara occidental: l’enjeu des droits de l’Homme, thèse de doctorat à la faculté des sciences politiques de l’Université d’Alger 3», klaxonne l’APS, qui consacre une dépêche fleuve à cette thèse académique de très haute volée intellectuelle!

 

Remarquez en passant, que le cursus estudiantin algérien, du primaire jusqu’à l’université!, fait la place belle à la littérature séparatiste que le régime algérien hostile n’a eu de cesse de brasser durant les quarante années du conflit créé autour du Sahara marocain.

 

Mais passons, car il s’avère que l’accès aux hautes fonctions en Algérie est proportionnel au degré d’allégeance à la thèse officielle de l’oligarchie tapie au Club des Pins, à l’origine de ce conflit par lequel ils tentait misérablement d’obtenir une «partition» du Sahara marocain.

Pour s’en apercevoir, il n’est qu’à constater que la fille de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Amel Nisrine Lamamra, n’a pu décrocher en 2013 un haut poste au sein de l’ex-Département du renseignement et de la sécurité (DRS), que grâce à la thèse de doctorat qu’elle avait soutenue, à la fin de la même année, à l’université de Cambridge, en Grande-Bretagne!

Ramtane Lamamra ne s’est sûrement pas trompé en soufflant à sa fille l'"IDÉE" de sa thèse de doctorat, lui qui n’a dû son ascension fulgurante dans le circuit diplomatique que grâce à son hostilité viscérale envers le Maroc, particulièrement l’intégrité territoriale du royaume, principal sujet de la politique étrangère de l’Algérie.

Sa fille n’aurait jamais décroché son ticket d’entrée dans la sphère du renseignement si elle n’avait pas suivi le précieux conseil de son père!

Ce n’est ainsi nullement un hasard si l’auteur de la thèse de doctorat qui vient d’être soutenue à l’université d’Alger ait braqué l’attention et l’intérêt de l’APS, pour lui consacrer une longue dépêche.

Bien des universitaires, avant lui, ont emprunté le même circuit pour obtenir, en Algérie et surtout à l’étranger, des postes de diplomates, pour ne pas parler des tribunes qui leur sont offertes sur les plateaux des chaînes satellitaires, pour véhiculer la phraséologie haineuse de leurs maîtres galonnés envers le royaume du Maroc. 

25/06/2019