Algérie : Une ONG demande à l’ambassade espagnole de prêter assistance consulaire aux 3 activistes sahraouis

Nouveau développement dans l'affaire des trois activistes sahraouis arrêtés par le Polisario. Le consulat d’Espagne à Oran a téléphoné ce mercredi 26 juin à la mère de Fadel Brika, disparu depuis le 18 juin.

«Il s’agit d’un premier contact en vue de réunir des informations sur le sahraoui», nous confie Messaoud Ramdan, le président de l’Association Sahraouie de défense des Droits de l’Homme.

Dans une lettre destinée à l’opinion publique, parvenue à notre rédaction, la mère de Fadel confirme avoir communiqué aujourd’hui avec des diplomates espagnols basés à Oran. «Malheureusement, nous avons trouvé plus de clémence auprès des diplomates espagnols qu’avec nos leaders», a-t-elle déploré.

La dame affirme avoir rejeté toutes les offres non-officielles et individuelles l’invitant à rendre visite à son fils. Elle dit refuser les sollicitations pour protester contre la disparition forcée de Fadel Brika qui a entamé une grève de la faim.

Cette première intervention du consulat d’Espagne à Oran est une  réponse à la lettre adressée, lundi, par l’ASADEH au consulat général d’Espagne à Alger. L’ONG a en effet demandé aux diplomates espagnoles «de prêter l’attention et la protection consulaire nécessaire (aux trois activistes) afin de préserver leur intégrité physique et clarifier leur sort, ainsi que les véritables raisons de ces détentions illégales et injustifiées».

Si la diplomatie de Madrid porte un intérêt particulier à Fadel Brika c’est parce qu’il est né en 1962 à Laayoune alors que le Sahara occidental était sous occupation espagnole. Et il en est de même pour Moulay Abbad Bouzid.

27/06/2019