Depuis hier, des habitants des camps de Tindouf se plaignent du très lent débit de la connexion Internet. Certains y verraient même «la main de la direction du Polisario». «Certes, la coupure n’est pas définitive, mais il est difficile de communiquer avec les habitants», nous confie une source proche du dossier.

«De nombreux Sahraouis affirment que ce tour de vis sur l’accès à Internet est la nouvelle arme de la direction contre la publication sur les réseaux sociaux d’informations compromettantes pour les amis de Brahim Ghali», explique la même source.

Cette mesure intervient vingt-quatre heures après la diffusion de la lettre de la mère du détenu, depuis le 18 juin, Fadel Brika, révélant que des personnes lui ont suggéré de diffuser une vidéo sur Internet pour évoquer la disparition de son fils. Mais réduire le niveau de la connexion aux usagers des camps de Tindouf ne peut être opérationnel sans l’aval des autorités algériennes, surtout que le Polisario n’a pas son propre réseau.

Cette mesure restrictive intervient sur fond de tensions dans la région. Depuis le 17 juin, trois opposants sahraouis sont en effet arrêtés pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux la corruption qui sévit parmi les membres de la direction.

30/06/2019