Ghali Guerguarat

 Dans le cadre de ses menaces de reprendre les armes contre le Maroc, le Polisario vient d’annoncer avoir envoyé certains de ses miliciens «jusqu’à la côte atlantique». Un défi lancé à l'Union européenne qui vient d'exiger la sécurisation du trafic passant par El Guerguerat.

 

Alors que le chef du Polisario, Brahim Ghali, vient d’appeler à l’enrôlement obligatoire de tous les Sahraouis des camps de Tindouf aptes à prendre les armes, en prévision, dit-il, d’une reprise «inévitable» de la guerre contre le Maroc, le mouvement séparatiste annonce un nouvel acte belliciste. Celui de l’envoi de certains de ses miliciens armés sur la côte atlantique, non loin du passage d’El Guerguerat à la frontière maroco-mauritanienne. Pour les sites d’information séparatistes, cette action vise un «élargissement du déploiement militaire du Polisario»!

 

Mais selon le quotidien Al Massae de ce lundi 5 août, il ne s’agirait pour le moment que de photos, diffusées par les porte-voix du Polisario, et montrant des éléments armés prétendus être «quelque part» dans la zone tampon située à l’extrême sud du Sahara marocain.

 

Cet acte de provocation intervient, selon le quotidien, à un moment précis: celui où une délégation de l’Union européenne vient de débarquer à Nouakchott, pour s’enquérir des raisons et de l’ampleur des blocages sporadiques qui freinent parfois le trafic des marchandises et la liberté de circulation à la frontière maroco-mauritanienne.

 

Les Européens ont ainsi demandé d’établir rapidement une coordination maroco-mauritanienne en vue de sécuriser durablement le trafic commercial et touristique transitant quotidiennement par le poste frontalier d’El Guerguerat. Un poste que ne manquera pas de redynamiser le lancement effectif du doublement de la voie Dakhla-El Guerguerat.

 

Il n’est pas à écarter non plus que l’Union européenne exige de la Minurso d’établir à son tour un rapport détaillé sur les obstructions du Polisario dans cette zone névralgique et démilitarisée, afin que le Conseil de sécurité puisse prendre les mesures qui s’imposent pour faire respecter l’inviolabilité des zones tampons délimitées par les accords de cessez-le-feu de 1991.

 

 

05/08/2019