La 74e session de l’Assemblée générale des Nations unies examine un rapport soumis, le 15 août, par Antonio Guterres sur les «Droits des peuples à l’autodétermination».

La question du Sahara occidental y figure dès la lecture des premières lignes du document. Le secrétaire général informe ainsi l’AG «de l’état d'avancement des négociations politiques, des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la résolution 2414 (27 avril 2018) du Conseil, des difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et des mesures prises pour s’attaquer à ces problèmes».

Le Portugais «a noté que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH) avait reçu, au cours de la période considérée, des informations sur les dispersions par la force de manifestations relatives au droit à l’autodétermination, à l’exploitation des richesses et des ressources naturelles et aux droits des détenus».

Guterres s’est félicité, par ailleurs, que «la MINURSO demeurait un élément central des efforts déployés par l’ONU pour parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable du conflit et assurant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».

Il est lieu de noter que le document du secrétaire général présenté à l’Assemblée général de l’ONU a fait l’impasse sur la situation au Sahara depuis l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2468 le 30 avril 2019. En revanche, il s’est contenté des observations déjà présentées dans ses rapports soumis aux Quinze en octobre 2018 et en mars 2019.

Antonio Guterres devrait, dans les prochains jours, lever le voile sur son rapport concernant l’état d’avancement du processus de paix dans la province depuis le 30 avril jusqu’à aujourd’hui.

25/09/2019