Les véhicules de sociétés de livraisons express, en provenance de l’Espagne et à destination des camps de Tindouf, sont dans le viseur de la douane algérienne. Au port de Ghazaouet, les autorités exigent des chauffeurs des petits camions une autorisation du ministère algérien des Affaires étrangères avant de poursuivre la route, indique la publication en ligne Futuro Sahara.

 

Une mesure nouvelle qui affecte directement l'acheminement de certaines quantités de produits alimentaires et sanitaires collectées par des associations espagnoles en faveur de la population des camps.

 

Les conducteurs bloqués depuis quatre jours, ont vainement sollicité la direction du Polisario afin qu’elle intercède en leur faveur auprès des autorités algériennes, ajoute la même source.

 

Ce tour de vis est la dernière étape d'un long processus d’obstacles dressés, d’un commun accord entre l’Algérie et le Front, contre le transport non-conventionnel des aides. Un moyen qui échappe à leurs contrôles.

 

Pour mémoire, la représentante du Polisario en Espagne, Khaira Boullahi, et le président du «Croissant rouge sahraoui», Bouhnini Yahia, avaient donné en octobre 2018 leurs instructions aux différentes sections du mouvement de Brahim Ghali pour rejeter toutes les aides des ONG ibériques qui recourent aux entreprises de livraisons express.

 

Il y a une année, ils avaient menacé que toute «désobéissance» entraînera la saisie des produits par les autorités algériennes. La nouvelle mesure a pour objectif de préserver les intérêts de quelques personnalités influentes aussi bien au camp Rabouni qu’en Algérie. Les petits camions de livraison express portent un sérieux préjudice à leurs activités, sachant que les aides arrivent directement entre les mains des destinataires : associations sahraouies, centres hospitaliers ou écoles.

 

06/10/2019