Les discours servis par des ambassadeurs et des représentants de plusieurs pays devant la 4ème commission de l’Assemblée générale de l’ONU,  à New York, ont affirmé, lundi 07 octobre 2019, appuyer et soutenir l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc pour résoudre le conflit autour du Sahara marocain.

 

En effet, le Guatemala a affirmé, par la voix de son ambassadeur représentant permanent auprès des Nations-Unies, Luis Antonio Lam Padilla, son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara, qui constitue une "base réaliste, crédible et sérieuse" pour le règlement de ce différend régional. 

 

"Le Guatemala réitère son soutien aux efforts du Royaume du Maroc pour la recherche d'une solution politique afin de résoudre ce différend régional, et considère que l'initiative d’autonomie présentée par le Royaume du Maroc en 2007 constitue une base réaliste, crédible et sérieuse pour parvenir à un règlement négocié entre les parties, dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale du Maroc et de sa souveraineté nationale", a souligné l'ambassadeur représentant permanent du Guatemala auprès des Nations-Unies.

 

 

Le diplomate guatémaltèque a ajouté que son pays se félicite de la tenue des deux tables-rondes de Genève avec la participation du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du polisario, et salue l'engagement des parties à poursuivre les discussions pour parvenir à une solution à ce conflit. 

 

 

Le règlement de la question du Sahara reste nécessaire "pour assurer la stabilité, la sécurité et l'intégration de la région du Maghreb", a affirmé l'ambassadeur du Guatemala.

 

De son côté, la République du Paraguay a exprimé son appui au processus politique en cours mené sous les auspices des Nations-Unies en vue d'aboutir à une solution politique à la question du Sahara marocain. 

 

 

"Le Paraguay appuie le processus politique en cours, mené sous les auspices du Secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité, depuis 2007, y compris la résolution 2468 adoptée le 30 avril 2019", a souligné l'ambassadeur représentant permanent du Paraguay auprès des Nations Unies, Julio Cesar Arriola.

 

 

Le diplomate paraguayen a indiqué que son pays soutient la dernière résolution du Conseil de sécurité qui souligne la nécessité d'avancer vers une solution politique réaliste, réalisable et durable à la question du Sahara, basée sur le compromis.

 

Même son de clôche pour l'Arabie Saoudite qui a réaffirmé sa "position de principe" soutenant l’initiative marocaine d’autonomie comme solution de compromis à la question du Sahara marocain, tout en rejetant "toute atteinte aux intérêts supérieurs du Royaume du Maroc et à sa souveraineté et son intégrité territoriale".

 

 

Intervenant devant la Commission, l’ambassadeur représentant permanent de l’Arabie Saoudite à l’ONU, Abdallah Al-Mouallimi, a souligné que l’initiative d’autonomie constitue "une alternative constructive visant à aboutir à une solution juste, réaliste et de compromis, conforme au droit international, à la Charte des Nations-Unies et aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, et répond au principe de l’autodétermination".

 

 

Cette initiative, a-t-il poursuivi, est le fruit d’une série de larges consultations à tous les niveaux, et garantit, de ce fait, aux populations des Provinces du sud du Royaume leur place et rôle, sans discrimination aucune, ainsi que leur pleine participation au développement économique, social, et culturel du pays. 

 

 

L’initiative marocaine d’autonomie prend également en compte les particularités de la région du Sahara marocain et répond aux standards internationaux relatifs à l’octroi de larges prérogatives aux populations locales, a dit l’ambassadeur saoudien.

 

 

A cet égard, M. Al-Mouallimi s’est félicité de la participation des représentants démocratiquement élus des deux régions du Sahara marocain, pour la deuxième année consécutive, au séminaire régional du C24 à Grenade, ainsi que de la participation des représentants du Sahara marocain et de la société civile aux deux tables-rondes de Genève.

 

 

Il a également salué les efforts consentis par le Maroc pour réaliser le développement socio-économique dans la région du Sahara, citant à cet égard le programme de développement lancé par le Royaume en 2015 et l'allocation d’un budget de huit milliards de dollars pour l’amélioration du niveau de vie des populations du Sahara, tout en leur permettant de bénéficier des ressources de la région.

 

 

Le diplomate a, de même, salué les réalisations importantes du Maroc dans le domaine des droits de l’homme et son interaction avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme, ainsi que le rôle des commissions régionales du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) à Laâyoune et Dakhla, dont l’action a été saluée par le Conseil de sécurité dans l’ensemble de ses résolutions, y compris la 2468.

 

 

Par ailleurs, M. Al-Mouallimi a tenu à saluer les efforts du Secrétaire général des Nations-Unies en vue de la reprise des négociations politiques conformément aux paramètres établis par le Conseil de sécurité depuis 2007, notamment la résolution 2468 du 30 avril 2019 qui appelle à une solution politique, réaliste et durable à la question du Sahara basée sur le compromis.

 

 

L’Arabie Saoudite s’est également félicitée de la tenue des deux tables-rondes de Genève avec la participation du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du polisario, tout en saluant l’engagement des parties à se réunir de nouveau dans le cadre d’une troisième table-ronde, tel que souligné dans la résolution 2468, afin d’aboutir à une solution politique à ce différend régional.

 

 

L’ambassadeur saoudien a noté, à ce propos, que le Maroc a contribué de manière positive et de bonne foi aux efforts menés sous les auspices exclusifs des Nations-Unies pour la résolution de la question du Sahara. 

 

 

Il a souligné, dans ce cadre, l’importance du réalisme et de l’esprit de compromis entre l’ensemble des parties concernées, en ce sens que toute solution à ce différend ne peut intervenir que dans un climat de sérénité et d’apaisement.

 

Dans le même sens, les Emirats Arabes Unis ont réaffirmé que l’initiative marocaine d’autonomie, qualifiée de sérieuse et crédible par le Conseil de sécurité, "constitue une solution de compromis, conforme à la fois à la Charte de l’ONU et à ses résolutions, et qui permet de préserver l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc frère".

 

 

Intervenant devant la Commission, la représentante des Emirats Arabes Unis s'est également félicitée de l'élan positif impulsé par le Secrétaire général de l'ONU au processus politique relatif à la question du Sahara marocain, et ce à travers la tenue de tables-rondes ayant réuni le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le polisario, afin de parvenir à une solution politique à ce différend régional.

 

 

La diplomate a également salué les efforts incessants déployés par le Maroc pour améliorer le niveau de vie des populations du Sahara, "que ce soit à travers le soutien au processus politique ou le lancement d’importants projets et initiatives de développement". 

 

Le Bahreïn a aussi réitéré son soutien aux "efforts sérieux" déployés par le Maroc pour parvenir à une solution politique à la question du Sahara marocain sur la base de l’initiative d’autonomie et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU, dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale.

 

 

Intervenant lors de la 4ème Commission de l’ONU, le représentant du Bahreïn a affirmé que le soutien continu de son pays aux efforts du Maroc pour parvenir à une solution politique à la question du Sahara marocain est fondé sur "les positions fermes et constantes du Royaume du Bahreïn" dans ce sens.

 

 

Il a également exprimé l’appui de son pays au processus politique des Nations-Unies, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, sous l'égide du Secrétaire général et de son Envoyé personnel. 

 

Dans la même veine, le Koweït a réitéré son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie au Sahara en tant que "plan constructif visant à parvenir à une solution mutuellement acceptable".

 

 

Lors de son intervention  devant la 4-ème Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies, le représentant de l'État du Koweït a souligné "l'impératif de respecter l'unité et la souveraineté du Maroc", rappelant la position unifiée des États du Golfe concernant la question du Sahara, "exprimée lors du sommet Maroc-pays du golfe à Riyad le 20 avril 2016".

 

 

A cet égard, le diplomate koweitien a relevé que son pays salue les efforts déployés par l'ONU et son secrétaire général, Antonio Guterres, ainsi que ceux de l'ancien émissaire des Nations unies, Horst Koehler, "qui ont facilité la tenue des deux tables rondes des parties concernées par la question du Sahara".

 

 

Il a également salué la participation du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du polisario conformément aux dispositions des résolutions 2414 et 2440 du Conseil de sécurité, mettant en avant l'esprit positif ayant marqué ces rencontres qui "visent à trouver une solution politique mutuellement acceptable".

 

 

Le représentant du Koweït s'est félicité en outre de la disposition des parties à prendre part à la troisième table ronde, comme le prévoit la résolution 2468 du Conseil de sécurité.

 

 

Les réalisations du Maroc dans le domaine des droits de l'homme et son interaction "constructive" avec les mécanismes des organisations internationales de défense des droits de l'homme, ont été aussi saluées par le représentant koweïtien, qui a, dans ce sens, mis en exergue le rôle des commissions régionales du Conseil national des droits de l'homme à Laâyoune et à Dakhla.

 

 

Dans son intervention, il a relevé l'impératif de parvenir à un règlement de ce conflit régional afin de garantir la paix et la stabilité dans la région du Maghreb et du Sahel.

 

La Guinée équatoriale salue quant à elle "les multiples efforts" déployés par le Maroc en faveur du développement de ses provinces du sud et de l'amélioration des conditions de vie des populations de la région, dans le cadre d'un nouveau modèle de développement.

 

 

 

"La République de Guinée équatoriale estime qu'il est juste de reconnaître et de féliciter le Royaume du Maroc pour les multiples efforts qu’il déploie pour la mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement dans les provinces du Sud, en faveur de l'amélioration du niveau de vie des populations locales", a souligné le Représentant permanent de la Guinée équatoriale auprès des Nations-Unies, Anatolio Ndong Mba, devant la quatrième commission de l’ONU.

 

 

 

L'ambassadeur a salué, également, les efforts déployés par le Maroc dans le domaine des droits de l’homme, notamment l’interaction du Royaume avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme et le rôle des commissions du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) à Laâyoune et Dakhla, dont le travail a été salué par le Conseil de sécurité.

 

 M. Ndong Mba a souligné, par ailleurs, que les autres parties concernées sont appelées à se joindre à ces efforts, notamment en ce qui concerne la nécessité d'améliorer la situation des droits de l’homme dans les camps de Tindouf et le recensement des populations de ces camps, conformément aux recommandations du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) et aux résolutions du Conseil de sécurité.

 

 

Et d'ajouter que la la Guinée équatoriale se félicite de la tenue des deux tables-rondes de Genève avec la participation du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du polisario, et de l'engagement des parties à poursuivre les discussions, saluant à cet égard les efforts du Secrétaire général de l’ONU visant à parvenir à une solution durable, réaliste et mutuellement acceptable à ce différend régional.

 

07/10/2019