La 4ème Commission de l’ONU

Les Nations-Unies gagneraient en économie du temps, d’énergie et de ressources financières en entérinant le plan d’autonomie élargie proposé par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara, a affirmé jeudi devant la 4ème Commission de l’ONU, l’universitaire malien, Youssouf Coulibaly.

Le retour du Maroc à l’Union Africaine et l'accord pour son adhésion à la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) offrent une chance et une grande opportunité pour la population du Sahara, aussi bien sur le plan économique, social et culturel, a souligné le professeur Coulibaly devant les membres de la Commission.

 

"Il est nécessaire aujourd’hui pour l’ONU de revoir sa stratégie dans la résolution de la crise au Sahara, en ce sens que cette organisation doit avoir une approche plus centrée sur la sécurité humaine et en faire le socle fondamental pour la réduction de la pauvreté, la protection des droits de l’homme et l’appui au développement durable, étant donné que la sécurité et le développement restent étroitement liés", a-t-il plaidé.

 

A cet égard, M. Coulibaly a averti que la région sahélo-saharienne est devenue une zone de prolifération des armes légères, ainsi qu’une base arrière pour les groupes armés et terroristes avec l’accroissement et le développement du banditisme transfrontalier et transnational auquel s’ajoute la montée de l’intégrisme religieux dans la bande sahélienne.

 

Selon lui, des liens ont été ainsi constatés entre groupes armés au nord Mali et les combattants du polisario.

 

L’absence de perspective et d’opportunités rend fragile et vulnérable la jeunesse dans les camps de Tindouf, a relevé M. Coulibaly, mettant en garde que cette jeunesse est la cible privilégiée des groupes armés et extrémistes.

 

11/10/2019