A huit jours de l’échéance du 30 octobre, il est prévu que les Etats-Unis présentent cette semaine aux membres du «club des amis du Sahara occidental» un projet de résolution.

 

«Si le prolongement du mandat de la MINURSO pour au moins six mois supplémentaires est acquis, il est encore prématuré pour l’instant de parler de la portée politique du texte», nous confie une source.

 

Ses consultations interviennent dans un contexte particulier : les puissances mondiales ont en effet d’autres sujets plus importants à examiner que la question du Sahara. En témoigne l’absence d’un engagement fort des Etats-Unis sur ce dossier.

 

L’administration Trump n’a d’ailleurs pas envoyé le n°3 de sa diplomatie, David Hale, en Algérie et au Maroc pour sonder les avis des deux principaux acteurs, comme elle l’avait fait début avril dernier et en novembre 2018 à l’occasion de la préparation de la première table ronde de Genève, les 6 et 7 décembre de la même année. Sans doute ce peu d’intérêt est la conséquence du limogeage de John Bolton.

 

Le 16 octobre lors d’une réunion à huis clos, le Conseil de sécurité a demandé la nomination d’un nouvel envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental. Horst Köhler a démissionné de son poste le 22 mai, officiellement pour des «raisons de santé».

 

23/10/2019