Région de Dakhla: Quelque 600.000 tonnes de capacité de pêche

Le secteur halieutique au Maroc connait un développement très positif au niveau de la région sud. La région de Dakhla Oued Eddahab a largement contribué, ces dernières années, à cet essor du secteur en occupant 21% de la flotte générale au Maroc.

 

Ce constat a été dressé par  Amina Figuigui, représentante de l’Office national des pêches en marge du Forum Maroc France à Dakhla.

 

Avec quelque 500 espèces de poisson, les eaux marocaines peuvent se targuer de receler une richesse sans pareille. Sur le total des espèces de poissons se trouvant dans les eaux territoriales marocaines, 60 espèces sont exploitées de façon régulière, c’est notamment le cas de la sardine.

 

Une sardine qui fait du Maroc le premier exportateur mondial, mais pas seulement. Le Royaume se hisse également parmi les premiers exportateurs d’algues et de farine de poisson. La croissance annuelle du secteur de la pêche atteint aujourd’hui les 4%.

 

Les régions du sud du Maroc jouent un rôle des plus importants dans la contribution à la prospérité de ce secteur. Ainsi, à Dakhla, la capacité de pêche atteint actuellement les 600.000 tonnes de poisson par an.

 

30% de la valeur des transactions dans la région Sud

Expliquant les spécifiés halieutiques de la région sud atlantique du Maroc, Amina Figuigui a fait savoir que cette région « se caractérise par du poisson vers la surface, un plateau continental riche, et la présence de nombreuses espèces avec la prédominance du petit pélagique notamment la sardine ».

 

En 2018, au niveau de l’ONP, pêche côtière et artisanale, « nous avons traité 1,3 million de tonnes dont 600 tonnes traitées au niveau de la région soit 45% du volume. Et au niveau de la valeur des transactions nous avons traité 7,34 milliards de dirhams soit 30% de la valeur des transactions », a ajouté la représentante de l’Office qui intervient au niveau de la commercialisation, de l’organisation de la commercialisation des produits de la mer et du développement de la pêche côtière et artisanale.

 

Au niveau des infrastructures, le port de pêche de Dakhla dispose de 1500 mètres linéaires d’ouvrage, avec deux ponts de 800 mètres et une digue d’accès de 700 mètres, « c’est pas négligeable, c’est quand-même important d’avoir une infrastructure au service des opérateurs du secteur », a estimé Mme Figuigui.

 

Une exploitation 6 fois plus importante en 13 ans

« Quant à l’exploitation du port-îlot de Dakhla a démarré en 2005, on traitait 92.000 tonnes, et en 2018, on est a près de 600.000 tonnes », a-t-elle déclaré pour illustrer le potentiel de la région.

 

En chiffres, au niveau de toute la flotte de pêche côtière, artisanale et hauturière (pêche au large sur des chalutiers de 30 à 50 mètres, ndlr), la région de Dakhla occupe actuellement 21% de la flotte de manière générale. Au niveau de la pêche côtière, sur les 1800 bateaux côtiers, la région à elle seule représente près de 10% avec 167 navires essentiellement des sardiniers et des palangriers.

 

Quant à la pêche artisanale, elle représente 22%, sur les 16.800 barques, 3800 opèrent au niveau de la région de Dakhla Oued Eddahab. Pour la pêche hauturière qui se fait à l’aide des bateaux RSW (une spécificité de la région), elle représente 7% de la flotte hauturière, a indiqué la responsable.

 

La région de Dakhla Oued Eddahab est également bien positionnée au niveau industriel, en en occupant la part du lion au niveau du Royaume. En effet, elle représente à elle seule, 19% des unités industrielles au niveau nationale avec 87 à Dakhla sur les 450 unités. Elles sont essentiellement des unités de congélation (74 au total) qui traitent du poulpe au petit pélagique tandis que le reste des unités est spécialisé dans d’autres niches.

 

Pour rappel, le plan Halieutis qui porte le secteur de la pêche au Maroc, vise 1,3 milliard de dirhams d’exportations, et un PIB halieutique de 21,9 milliards de dirhams. Dans la région, le secteur halieutique représente par ailleurs un pilier de l’économie avec 28.000 emplois.

28/10/2019