Laayoune

Doter nos provinces sahariennes en infrastructures, c'est là un chantier entamé dès 1975 par l'Etat, qui a permis au Sahara de se développer, de se moderniser, bien mieux que d’autres villes de pays exportateurs de pétrole et de gaz. Voici le montant consenti pour relever ce défi.

Le Sahara marocain, qui s’étend sur une superficie de 416.474 kilomètres carrés, est un chantier à ciel ouvert depuis 44 ans, nécessitant de lourds investissements, pour le doter d'infrastructures de base, installer ses structures administratives, les moderniser, concrétiser des politiques de développement durable, améliorer les conditions de vie des habitants et lier le sud du royaume au nord de celui-ci, dans le cadre de la stratégie de développement voulue pour tout un pays.

En dépit des contraintes et des aléas politiques, tant extérieurs qu’intérieurs, le Maroc a su relever ce défi, grâce à une vision éclairée du roi Mohammed VI, ainsi que la volonté politique du royaume et la légitimité de sa première cause nationale, souligne, à cet égard,  l’hebdomadaire Al Watan Al An, dans sa livraison hebdomadaire, parue ce jeudi 14 novembre 2019.

La facture de cet immense chantier, qui a permis aux Provinces du Sud de se développer, et de se moderniser, bien mieux que des villes de pays pourtant exportateurs de pétrole et de gaz, a coûté, en quatre décennies, une enveloppe budgétaire globale de plus de 124 milliards de dirhams.

C’est ainsi que ce désert marocain, revenu en 1975 dans le giron de la nation, et alors pourvu d'aucune structure urbanistique, sans stratégie élaborée dans ce sens, a pu devenir, en 44 ans, un pôle de développement, et un pont entre le Royaume du Maroc, et d'autres pays d'Afrique. L’histoire vient d'ailleurs confirmer cette vision royale, et ses enseignements sauront baliser cette voie.

En 2015, rappelle l’hebdomadaire, le discours du roi Mohammed VI à l’occasion de la commémoration de la Marche Verte a lancé un nouveau chantier: celui d'un modèle de développement pour les Provinces du Sud, dont la population s’élève actuellement à 1.228.806 habitants. Pour ce faire, une enveloppe budgétaire de 77 milliards de dirhams a été mobilisée.

Ce modèle englobe des restructurations, de nouvelles infrastructures, notamment le port Atlantique de Dakhla, d'autres complexes de l’OCP, des universités et une double voie routière rapide, reliant la ville de Tiznit à celle de Dakhla.

Quatre ans plus tard, poursuit l’hebdomadaire, le 6 novembre 2019, le dernier discours commémoratif de la Marche Verte jettera les ponts de l’avenir de la région, selon une configuration politique globale, qui fera d’Agadir, capitale du Souss, le centre du royaume, reliant le sud du Maroc au nord de celui-ci. C’est dans cet esprit que le projet d’une voie ferrée entre Agadir et Marrakech, annoncée par le roi Moahammed VI sera concrétisé, dans la perspective de poursuivre la continuité des rails ferroviaires jusqu’à la ville de Dakhla.

Ce gigantesque chantier se réalisé en dépit d'aléas politiques extérieurs, que Al Watan Al An résume dans des conflits préfabriqués, déclenchées par le polisario et ses commanditaires, ainsi que les positions hostiles de certains pays, des volte-face d’autres, notamment le Qatar, mais aussi des manœuvres ciblant ce dossier crucial, par certaines parties issues de l'establishment américain ou de pays européens.

Mais, au bout du compte, la légitimité de cette cause a fini par s’imposer, et la vérité prend, en ce moment, le dessus par un appui de la communauté internationale, ainsi que la prise en charge du dossier par le conseil de sécurité de l’ONU, afin d’aboutir à une solution politique, sous la souveraineté du royaume du Maroc.

Ce défi, souligne l’hebdomadaire, a poursuivi sa trajectoire en dépit également d'aléas intérieurs, notamment les conséquences du printemps arabe et l’arrivée des islamistes au gouvernement, avec leur conception de la politique, et les réactions que cela a provoqué, notamment dans le Golfe, où l’aide de certains pays de cette région a été suspendue. Sur ce registre interne, l’hebdomadaire pointe également du doigt la politique menée par le patronat, qui n’a pas su suivre la stratégie globale menée par le pays pour investir dans les Provinces du , ud afin d’alléger les charges de l’Etat sur le segment de l'investissement.

Autant dire qu’en dépit de tous ces obstacles, et de toutes ces contraintes, la dynamique de développement du Sahara marocain, qui représente 59% du territoire national, se poursuit en vue de concrétiser les objectifs tracés depuis le retour à la patrie des provinces du sud, en 1975.

«Depuis la récupération de notre Sahara, pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara, dans le cadre de la solidarité entre ses régions et entre les enfants de la Patrie unie….Quant aux indicateurs de développement humain dans la région, ils étaient, en 1975, inférieurs de 6 % par rapport aux régions du Nord du Maroc, et de 51 % par rapport à la moyenne nationale en Espagne. Aujourd’hui, ces indicateurs dans les Provinces du Sud dépassent de loin la moyenne des autres régions du Royaume», avait d'ailleurs très à propos souligné le roi Mohammed VI dans son discours commémoratif de l’anniversaire de la Marche Verte, voici cinq ans, le 6 novembre 2014.

14/11/2019