Vidéo. Quand l’acteur Rabie Kati retrouve la tombe de son père, tombé en martyr pour le Sahara

Une vidéo montrant l’acteur Rabie Kati, en pleurs devant la tombe de son père, ancien élément des Forces armées royales, tombé en martyr en 1980 et retrouvé dans la région de Zag, au Sahara marocain, suscite une grande émotion sur les réseaux sociaux.

38 ans après le décès tragique de son père dans un crash d’hélicoptère appartenant aux Forces armées royales, le fils Rabie Kati, l’un des plus talentueux jeunes acteurs marocains, a enfin pu retrouver la tombe de son géniteur. Dans une vidéo immortalisant cette découverte émouvante, qui a eu lieu dans la région de Zag, située dans la province d’Assa-Zag (région Guelmim-Oued Noun), l’on voit l’acteur, en larmes, élever des prières à la mémoire de son défunt père, tombé en martyr, alors que le fils avait à peine trois ans!

La séquence de ces retrouvailles, postée par Rabie sur son compte Instagram, remet à l’esprit les inestimables sacrifices qui ont été consentis par nos valeureux soldats, durant les 16 ans d'hostilités menées par l’ennemi nommé front polisario, toujours soutenu par l’armée algérienne, d'experts militaires cubains, sans compter le soutien financier de l'ex-colonel libyen Mouammar Kadhafi et militaires de pays d'Europe de l'Est.

Notre pensée va particulièrement au défunt père de Rabie et, à travers lui, à tous les martyrs de la Guerre du Sahara, qui se sont battus comme des Lions pour défendre, avec une détermination et une bravoure atypiques, cette partie chère à tous les Marocains, envers et contre les milices armées du front polisario, quoique militairement fort appuyées par l’ex-colonel algérien Houari Boumediene, de son vrai nom Mohamed Boukharrouba.

Notre pensée va également aux familles des martyrs de la Guerre du Sahara, qui ont délaissé des orphelins et des veuves inconsolables, lesquels ont besoin aujourd’hui d’une attention particulière de la part de l’État, au plan aussi bien matériel que psychologique. Une revalorisation des pensions octroyées aux ayants-droits s'impose, et elle doit être à la hauteur des sacrifices consentis pour la patrie par leurs parents, morts ou vivants.

15/11/2019