polisario tifariti

Le Maroc a exprimé officiellement son complet désaccord contre l’organisation d’une assemblée du Polisario dans la région de Tifariti. Les séparatistes reviennent à proximité de la zone tampon, après une absence de six ans pour y tenir leur quinzième congrès. À cette mesure provocatrice qui ne respecte pas les résolutions internationales, le Maroc a vivement protesté et a, selon des données obtenues par Hespress, officiellement adressé un courrier au Conseil de sécurité des Nations Unies et au Secrétaire des Nations Unies.

Le Royaume invite l’instance à assumer sa responsabilité quant à cette tenue par les séparatistes de ce Congrès à Tifariti. Bien plus, que le Royaume ce sont les Nations Unies que les mercenaires sont en train de défier. En effet, dans sa résolution 2440 adoptée le 31 octobre 2016 le Conseil de sécurité de l’ONU sommait le front Polisario de respecter ses engagements quant à Bir Lahlou, Tifariti et la zone tampon de Guerguerat qui consistaient à n’entrevoir aucune action de quelque sorte soit-elle, dans ces trois localités. Or, les violations des résolutions internationales se font de plus en plus fréquentes ces derniers temps.

Plus grave, les mercenaires ont annoncé « transférer dans ce secteur, logistique et armes lourdes à proximité de la zone tampon » afin « d’assurer la sécurité de ses invités et de garantir le ‘succès’ de leur congrès ».

Depuis la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Polisario de ses envies guerrières et autres provocations veut ramener le Maroc à une option de guerre justement. D’ailleurs il ne le cache pas et par la voix de Abdallah Lahbib Ould Belal, soi-disant ministre de la Défense, il a déclaré que « La guerre restait un impératif » et que « l’heure n’était plus de traiter avec les Nations Unies de la même manière ». Dans les intentions du bonhomme, celui de faire porter des armes à ses milices en tout temps.

En avril dernier, le Maroc avait fait savoir qu’il s’était retenu de réagir aux provocations du Polisario dans la zone tampon en réponse à la demande de l’ONU. Si le Conseil de sécurité et l’Algérie n’assument pas leurs responsabilités, le Royaume se réserve désormais le droit de défendre Tifariti, Bir Lahlou et El Mahsab en réponse à toute tentative visant à modifier le statut actuel, historique et juridique de ces zones.

Le Maroc réagira si les mercenaires persistent à passer outre les résolutions de l’ONU et du Conseil de sécurité des Nations Unies. Un historique : l’escalade en ce sens qui a eu lieu après la signature de l’accord de cessez-le-feu en 1991 avait obligé les Forces Armées Royales à mener des frappes aériennes à Tifariti et à Bir Lahlou contre les tentatives du « Polisario » de construire des installations illégales.

04/12/2019