Mostafa Abdeddayem, séparatiste repenti, prédit l’effondrement du Polisario

Le séparatiste repenti Mostafa Abdeddayem déclare que le Polisario se fait hara-kiri par des agissements délictueux. Le front s’enrichit aux dépens des sequestrés de Tindouf par le détournement de l’aide humanitaire, le trafic des stupéfiants et le commerce de l’asile politique.

Le Polisario a été épinglé il y a longtemps par plusieurs organisations internationales, regroupements régionaux et autres opposants comme étant un foyer de détournement de l’aide humanitaire et de trafic de stupéfiants. Le front est aujourd’hui au bord de l’implosion après la mascarade de son dernier congrès qui a consacré, encore une fois, l’illégitimité d’une poignée de privilégiés aux dépens des milliers de séquestrés de Tindouf. Cette vérité n’est pas rapportée par un rapport institutionnel ou un media mais par un séparatiste repenti qui divulgue les agissements de cette bande qui exploite le malheur des Sahraouis à des fins mercantiles. Les confessions de l’ancien prisonnier politique Mostafa Abdeddayem qui a procédé à une autocritique de son orientation idéologique dénote de la déchéance du front séparatiste.

L’ex-activiste dans la province d’Assa-Zag le démontre à travers les décisions prises dans le dernier congrès: «Le refus des congressistes de fixer le mandat dudit président de la république et leur insistance à maintenir l’immunité des membres de secrétariat national signent le suicide du Polisario. Un hara-kiri qui fut la résultante de l’intensification du conflit entre le trio de trafic des stupefiants Karkaou, Ould Bouhali et Ould Laaguig. Un conflit qui s’est transformé en luttes tribales qui a permis à une tribu de s’accaparer la part du lion dans ledit secrétariat national».

L’hebdomadaire Al Watan rapporte, dans son édition du 9 Janvier, qu’Abdeddayem est formel que le Polisario agonise et qu’il ne survit que grâce à sa politique d’immigration en poussant les jeunes à porter la nationalité des pays qui les hébergent. Il les encourage, en outre, à s’enrichir en s’adonnant au trafic de drogue ainsi qu’au recours à l’obtention de l’asile politique qui est devenu un commerce juteux pour les représentants du Polisario à l’étranger. Enfin, l’ex-séparatiste explique la poursuite de la présence des séquestrés dans les camps de Lahmada par l’échec de la politique du Maroc relative aux Sahraouis qui ont regagné le Maroc.

L’appel du défunt roi Hassan II aux Sahraouis de «rejoindre la mère patrie clémente et miséricorde» n’a pas été suivi d’une structure d’accueil permettant aux revenants de procéder à une révision idéologique et critique, explique Abdeddayem. Quant au Polisario de l’intérieur, précise-t-il, il reflète ce qui se passe dans les camps de Tindouf. Le conflit tribal qui a eu lieu dernièrement à Laâyoune et Dakhla qu’il soit lié aux bandes de trafic de stupéfiants ou aux soi-disant «organisations des droits de l’homme» est mû par le gain de l’argent facile.

C’est ce qui a dénoncé, aussi, Aminatou Haidar après avoir perçu de grosses sommes d’argent de la CODESA (l’association des défenseurs des droits de l’homme sahraouis). Autant dire, conclut Mostafa Abdeddayem que le Polisario a été démantelé horizontalement et verticalement mais tel un animal blessé il passe à l’attaque en menaçant de reprendre les armes.

09/01/2020