Anastasia Lavrina.

La reconnaissance internationale accrue de la marocanité du Sahara aux niveaux régional et international et l'élargissement de la coopération dans la région ne sont qu'une question de temps, a affirmé l'analyste politique azérie Anastasia Lavrina.

Dans un article publié par le site "Eurasian Diary" sous le titre "la reconnaissance internationale du Sahara marocain et l'échec diplomatique du front polisario", l'experte azérie a souligné que toutes les données font état de l'élargissement du cercle de reconnaissances internationales de la marocanité du Sahara, et plus vite le "polisario" assimilera cette réalité, cela sera meilleur, relevant qu'il est dans son intérêt de résoudre le conflit le plus rapidement possible.

 

Parallèlement à l'ouverture de représentations diplomatiques dans cette région, certains pays ont décidé de retirer leur reconnaissance de la soi-disant "rasd", a-t-elle dit, rappelant la décision de la République de Bolivie de rompre tous les liens avec le "polisario" et d'appuyer les efforts des Nations Unies et de la communauté internationale pour que les parties puissent parvenir à une solution politique juste, durable et acceptable par les parties.

 

L'experte a, en outre, souligné que les prévisions indiquant que d'autres pays soutiennent le Royaume en renforçant leur présence diplomatique dans cette partie du Maroc en 2020 commencent à se concrétiser, précisant que récemment, Saint-Tomé et Principe, un pays d'Afrique centrale, a ouvert un consulat général à Laâyoune, de même que la République centrafricaine.

 

Il s'agit donc d'un consulat honoraire de Côte d'Ivoire et de six consulats généraux qui ont été ouverts au Sahara marocain, et il s'agit de l'Union des iles Comores, la Gambie, la Guinée, le Gabon, la République centrafricaine et Sao Tomé-et-Principe.

 

L'experte azérie a également estimé que ce genre de politique est déterminée par l'intérêt de développer une coopération bilatérale avec le Maroc dans divers secteurs, ajoutant que le Royaume, qui dispose d'une excellente position et considéré comme l'une des économies enregistrant la croissance la plus rapide au monde, est devenu une véritable porte d'entrée permettant aux pays africains l'accès à la région, notant que cet avis est aussi partagé par les pays qui font état de réels avantages dans le renforcement de la coopération avec le Maroc, tout en ajoutant que le facteur le plus important a trait à la baisse croissante du soutien international et régional aux séparatistes du "polisario".

 

Elle a aussi rappelé la décision de la Jamaïque et du Lesotho qui ont suspendu dernièrement leurs relations diplomatiques avec le front ''polisario'', avant que le Salvador, le Brésil, le Chili, la République du Suriname et la République dominicaine rejoignent la liste des Etats qui soutiennent la position du Maroc et considèrent l'initiative d'autonomie présentée par le Royaume comme la solution au conflit du Sahara marocain.

 

L'experte a également rappelé les deux projets de loi adoptés le 22 janvier par la Chambre des représentants visant à limiter les eaux territoriales du Maroc et à instituer une zone économique exclusive de 200 miles marins au large des côtes marocaines, précisant que l'adoption de ces textes législatifs vise à harmoniser les législations nationales avec la convention de l’ONU sur le Droit de la mer et à assurer la souveraineté du Royaume sur la zone maritime tout au long des côtes des provinces du sud entre les villes de Tarfaya et Dakhla et près des iles Canaries relevant de l'Espagne.

 

02/02/2020