Comment Alger tente d’instrumentaliser l’UA pour contrer le soutien africain grandissant à la maroca

Le commissaire algérien à la Paix et à la sécurité, le très controversé Smaïl Chergui, a reçu hier lundi 27 janvier à Addis-Abeba, le soi-disant «représentant de la rasd auprès de l’UA», le dénommé Lamine Baali. Décryptage.

Le soutien africain grandissant et sans équivoque à la marocanité du Sahara fait cafouiller les hautes sphères du pouvoir vert-kaki, à Alger. Et ce n’est pas fortuit si ce pouvoir délibérément parano sollicite une nouvelle fois les services de son "diplomate" de sinistre réputation, le dénommé Smaïl Chergui, qui a fait l'objet en 2018 d'une enquête diligentée par l'UA sur des soupçons de discrimination envers les femmes au sein de sa commission, et d'installation d'un véritable "Apartheid professionnel" au sein de ce principal mécanisme de l'organisation panafricaine (deux tiers du budget de l'UA).

Pas plus tard qu’hier lundi 27 janvier, ce diplomate aux ordres des services de renseignement algériens affichait ostensiblement, via son compte twitter, une photo de sa rencontre, le même jour à Addis-Abeba, avec le soi-disant «représentant de la rasd auprès de l’Union africaine», le dénommé Lamine Baâli, pour discuter, selon l’APS, porte-voix de la «Isaba» terrée au luxueux Club des Pins, à Alger, «des derniers développements survenus dans les territoires sahraouis occupés, en particulier des projets expansionnistes du Maroc dans les eaux du sahara occidental, et de l’ouverture de représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla occupés en violation du droit international»!!!

«Les discussions ont porté sur la lettre adressée par le président sahraoui Brahim Ghalib au président de la commission  de l’UA, Moussa Faki, relative à la nécessité de respecter la légalité internationale au sahara occidental», a éructé sans sourciller ce Commissaire algérien à la Commission paix et sécurité, lequel ne fait pratiquement parler de lui, depuis son arrivée en 2013 à la tête de ladite commission, qu’à travers ses ferventes et néanmoins très intéressées plaidoiries en faveur de la prétendue «rasd», en violation flagrante de l’obligation de neutralité et de réserve qu’impose sa fonction de haut fonctionnaire à l'UA, préférant ainsi scandaleusement faire le jeu de ses maîtres galonnés qui, on ne le sait que trop, sont animés d’une animosité quasi-pathologique envers le Maroc, qu’ils continuent de taquiner, plus de 44 ans durant, sur le principe sacré de son intégrité territoriale.

Avec cette rencontre suspecte de M. Chergui avec le prétendu «représentant de la rasd auprès de l’UA», Alger démontre une nouvelle fois, à qui veut bien voir encore, que ses gesticulations autour du Sahara marocain ne sont pas «une question de principe», loin de là. Elle prouve une énième fois qu’elle est la principale partie au conflit autour du Sahara marocain, qui plus est fabriqué de toutes pièces par le défunt colonel algérien de sinistre mémoire, Houari Boumediene, de son vrai nom Mohammed Boukharrouba.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Alger a été la seule capitale au monde à s’être manifestée, via moult communiqués, pour «protester» contre l’ouverture de consulats généraux africains à Laâyoune et Dakhla.  Ni l'ONU, ni son instance décisive (Conseil de sécurité), ni aucun aucun regroupement régional, en Amérique, Europe, Asie, ou en Afrique, ne s'est jusqu'ici manifesté pour dire quoi que ce soit au sujet de l'ouverture de consulats africains au sahara marocain.

Seul le régime algérien haineux trouve à redire sur ce soutien international franc et massif à la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Venant de ce régime complotiste, en conflit avec tous les pays de son voisinage, cette attitude n'a rien de surprenant. Pas plus d'ailleurs que ce soutien multiforme, y compris militaire, que ce régime viscréalement marocophobe continue d'apporter à la "Isaba" de Rabouni, au mépris des règles de bon voisinage et du principe de respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale.

28/01/2020