Les liens troubles entre le Polisario et l’Etat islamique au Grand Sahara

L’État islamique au Grand Sahara ((EIGS) représente désormais la principale menace djihadiste au Sahel. Plusieurs pays africains ont été touchés par leurs récentes attaques.

 

Véritable préoccupation pour les forces de sécurité, ce groupe terroriste a suscité la création d’une coalition pour lutter contre le terrorisme, en ciblant en « priorité » l’État islamique au Grand Sahara, lors du sommet de Pau ayant réuni, en janvier dernier, la France et les Etats du G 5 Sahel, a rapporté, dimanche, l’agence Europa Press.

 

Selon le média espagnol, ce groupe terroriste est devenu une véritable préoccupation pour les forces de sécurité. Il est désormais le point de mire des forces françaises et de celles de la région.

 

D’après l’agence de presse, la région dite des « trois frontières », entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est la zone d’action de l’État islamique au Grand Sahara, une franchise de l’État islamique, depuis sa création en 2015. La même source soutient par ailleurs que ce groupe est dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, membre du front polisario, un des principaux responsables du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), groupe djihadiste, qui avait pris le contrôle du nord du Mali en 2012, devenu en 2013 al-Mourabitoune.

 

Ce groupe terroriste qui a enchaîné ces derniers mois, les attaques à l’encontre des armées du Burkina Faso, du Mali et du Niger avait notamment revendiqué l’attaque de Tongo Tongo, en octobre 2017 au Niger, qui avait coûté la vie à quatre soldats américains et cinq militaires nigériens.

10/02/2020