2è congrès de “l’Union des étudiants sahraouis de Seguia El Hamra et Rio de Oro”: Une nouvelle imposture algéro-polisarienne

Rabat – Une nouvelle imposture algéro-polisarienne prend corps et consiste, cette fois-ci, en l’organisation d’un congrès de “l’Union des étudiants sahraouis de Seguia El Hamra et Rio de Oro”, dans les camps de la honte à Tindouf, après quatre décennies d’apathie.
Dans le cadre d’une propagande qui ne trompe plus personne, orchestrée par le front séparatiste et son mentor algérien, tout semble permis, même la tenue d’un simulacre de “congrès des jeunes”, le deuxième du genre qui intervient 40 ans après le premier, soit plus d’une génération plus tard.
Entre temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, et beaucoup de sang aussi. Celui des jeunes sahraouis sauvagement réprimés par les “autorités” en place, dépassées par la prise de conscience et les revendications d’une nouvelle génération des habitants des camps, excédée par l’absence de perspectives, les conditions d’une vie digne, la corruption endémique, et l’indifférence totale à l’égard de son sort.
Au nom de quelle jeunesse se tiendra ce pseudo-congrès ? Celle d’il y a quarante ans ? Ou bien celle d’aujourd’hui qui est sans cesse réprimée, bâillonnée et privée de ses droits les plus élémentaires, et qui dans le même temps, voit ses pairs restés au Sahara marocain ou ayant rejoint la mère patrie, jouir de tous leurs droits et bénéficier de réelles opportunités d’épanouissement ? La question s’impose !
Au moment où les jeunes des camps sont maintenus dans la précarité et réduits à la mendicité à l’échelle internationale, leurs semblables dans le Royaume bénéficient de toute la latitude de décider de leur avenir, de le construire patiemment et de gérer eux-mêmes leurs affaires, dans le cadre du plan d’autonomie proposé par le Maroc et largement salué de par le monde.
On est également en droit de s’interroger sur cette politique de deux poids, deux mesures pratiquée par l’Algérie et sa marionnette “le polisario”: Les jeunes du changement, qui se sont révoltés contre cette situation, ne font-ils pas partie intégrante de la jeunesse sahraouie ?.
Ces mêmes jeunes qui observent, depuis janvier dernier, un sit-in ouvert devant le siège du Haut-commissariat pour les réfugiés à Rabouni, pour revendiquer le droit à la liberté d’expression et de mouvement et des meilleures conditions de vie.
Les membres de ce mouvement, né du désespoir, se sont élevés pour défendre leurs droits légitimes bafoués pendant 40 ans par la direction corrompue du polisario, qui a renforcé sa mainmise sur eux et ne cesse de leur infliger humiliation et exclusion, tout en faisant commerce de leurs souffrances pour s’enrichir.
Cette jeunesse n’aura, surement, pas droit à la parole durant ce congrès. Il ne lui sera pas permis d’exprimer ses préoccupations et ses attentes, encore moins sa dénonciation du silence assourdissant de la communauté internationale. il lui sera dénié, à coup sur, le droit de fustiger l’obéissance totale du polisario à son mentor algérien qui met tout en œuvre pour entretenir un conflit créé de toutes pièces et maintenir le statu quo dans une zone qui s’est transformée en véritable brasier.
Tout observateur averti, au fait des développements de la question du Sahara et des efforts déployés, d’une part par le Maroc, pour trouver une issue politique mutuellement acceptée, et d’autre part par l’Algérie et le polisario pour prolonger un conflit artificiel devenu pour eux une précieuse source de profit et d’enrichissement, mettrait d’emblée en cause la crédibilité d’un tel rassemblement.
En effet, quelle crédibilité pourrait avoir un congrès qui a échoué à mobiliser des participants pendant plus de 40 ans et dont l’issue sera dictée par Alger, et quel crédit peut-on accorder à des organisateurs qui font dans la mauvaise foi et la sélectivité, et ne convient à leur réunion que des pseudo-alliés et des faux amis.
C’est dire que le “congrès de la jeunesse” pour lequel l’Algérie a mobilisé une véritable machine de propagande, n’est qu’un simulacre, une poudre aux yeux du monde pour maintenir un mirage en plein désert et masquer une réalité amère, celle de toute une génération née dans les camps de la honte et condamnée par ses geôliers à y périr dans l’indifférence la plus totale.
Par : Oum El Ghit BOUSSIF

23/08/2014