Droits de l'Homme au Sahara: Ould Errachid et El Khattat condamnent les allégations calomnieuses alg

Les présidents des régions Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab, MM. Ould Errachid et El Khattat, ont condamné avec "toute la vigueur requise" les allégations que le Polisario et sa tutrice, l'Algérie, ne cessent de véhiculer au sujet de la situation des droits de l'Homme au Sahara.

 

"Il s'agit en fait d'affabulations outrancières, qui s'inscrivent dans le cadre d'une instrumentalisation politique éhontée des droits de l'Homme", ont-ils souligné dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur Christoph Heusgen.

 

Partant de leur présence effective sur le terrain parmi la population et de leur connaissance de la démarche cynique du Polisario et de l'Algérie, les présidents des deux régions du Sud marocain attestent solennellement de la "normalité" de la situation des droits de l'Homme au Sahara. "Les droits de la population locale au Sahara marocain jouissent d'une protection et d'une promotion effectives, basées sur des garanties constitutionnelles et un cadre juridique et institutionnel national conforme aux engagements internationaux du Maroc", ont-ils fait observer.

 

MM. Ould Errachid et El Khattat se sont en outre félicités des efforts énormes déployés, durant plus de quatre décennies par le Maroc en faveur du développement de ses provinces du Sud, mettant en avant la nouvelle dynamique de développement enclenchée dans le cadre du modèle de développement des provinces du Sud, doté d'un budget de près de 8 milliards de dollars. 

 

Ce modèle, ont-ils poursuivi, représente un levier majeur de développement et qui est d'ores et déjà enclenché pour ériger cette région en un véritable pôle de développement et de coopération régionale et internationale, ajoutant que ces projets et ces importants investissements y afférents "sont soutenus par la population locale et menés sous notre supervision régionale". 

D’après les présidents des deux régions, ces réalisations, tout comme les accords de développement et de coopération conclus avec divers acteurs internationaux majeurs, en plein respect du droit international, réfutent les allégations au sujet de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara marocain. 

 

Ils ont fait remarquer que la crédibilité de cette dynamique de développement qui s'inscrit dans une perspective d'ouverture et d'intégration économique au niveau régional, continental et international, suscite un intérêt grandissant porté pour nos deux régions, ajoutant que ces dernières accueillent un grand nombre de manifestations internationales, et régionales à caractère diplomatique, économique, culturel et sportif, ayant drainé des milliers de participants. 

 

"Ceci apporte, évidemment, un démenti sans appel à certaines voix qui tentent de présenter le Sahara marocain comme une région fermée", ont-ils relevé. MM. Ould Errachid et El Khattat ont en outre condamné avec force "les violations graves, massives et continues qui sont infligées à la dignité et aux droits de nos frères et sœurs séquestrés dans les camps de Tindouf". 

 

 

Ils ont ajouté que ces derniers subissent depuis bientôt cinq décennies les affres du régime autocratique draconien dans une zone de non-droit où l'Algérie a abandonné ses compétences juridictionnelles aux mains de milices armées, laissant de ce fait ces populations en dehors de tout cadre de protection étatique, juridique et institutionnelle à même de traiter les violations intervenues sur un territoire sous juridiction algérienne. 

 

Ils ont rappelé que le Comité des droits de l'homme a dénoncé, en juillet 2018, cette dévolution illégale par laquelle l'Algérie se dérobe de ses responsabilités depuis plus de quatre décennies, notant que le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a établi, dans sa décision adoptée le 5 juin 2020 relative à la plainte déposée par un opposant à la direction du « polisario », la responsabilité de l'Etat algérien dans les violations massives des droits humains dans les camps de Tindouf. 

 

Les présidents des régions Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla Oued Eddahab ont indiqué que les camps de Tindouf connaissent récemment une recrudescence des contestations sociales, la multiplication des soulèvements, relevant que ces contestations sont réprimées par le Polisario et l'Algérie, qui ont recours aux tanks et aux moyens militaires contre une population civile.

 

Ils ont condamné également le fait que les populations des camps de Tindouf soient utilisées comme outil de chantage politique et qu'elles soient soumises à l'humiliation de l'indigence pour récolter des aides humanitaires qui sont dévoyées au profit d'oligarques de la misère, ajoutant qu’il n'est certainement pas anodin que l'Union européenne continue de suivre de près le détournement de ces aides. 

 

"Cette exploitation honteuse de nos frères et sœurs dans les camps de Tindouf se poursuit dans l'impunité et sous couvert de l'opacité entretenue par l'Algérie", ont-ils regretté, rappelant que l'Algérie refuse que ces populations soient dûment enregistrées et recensées, en flagrants mépris et violation de la responsabilité conventionnelle du pays hôte, l'Algérie, des dispositions du droit humanitaire international et des demandes répétitives et incessantes du Conseil de Sécurité depuis 2011. 

 

 

 

09/08/2020