New Polisario scandal: Military exploitation of children in Tindouf camps

C’est un secret de Polichinelle des centaines d’enfants sont utilisés ou plus exactement exploités comme soldats par la pseudo RASD. Nombre d’entre eux  sont exploités par les milices séparatistes du « Polisario » impliquées dans le recrutement et l’armement d’enfants. Le Forum du site « Forsatin » a révélé dernièrement l’étendue de l’exploitation militaire des enfants dans les camps de Tindouf.

 

Plus de 80 enfants sahraouis ont été emmenés de force dans des camions militaires sans la moindre sécurité, et sous une chaleur estivale époustouflante vers des zones militarisés reculées et minées de surcroit. Leur destin est du coup scellé, leurs corps serviront de « chair à déminage » si l’on peut dire, puisqu’ils seront affectés à déminer des secteurs emplis de dispositifs d’explosifs placés comme par hasard par l’ANL et le Polisario.

 

Forsatin a en outre déclaré que le front Polisario impliqué au cœur de ce qui est défini comme des crimes de guerre par la Cour pénale internationale, « cherche à justifier les fonds qu’il a reçus d’organisations étrangères et de familles dans le cadre du programme de vacances pour enfants à l’étranger ».

 

Naoufal Bouamri, avocat, expert dans les affaires sahraouies et acteur associatif (droits de l’Homme), a dans une déclaration à Hespress, indiqué que « l’une des questions préoccupantes pour tous ceux qui s’intéressent au dossier du Sahara, en particulier de son approche des droits de l’homme, est liée à la situation des groupes vulnérables qui ont besoin d’une double protection à l’intérieur des camps ». Tout en mettant en garde, Bouamri poursuit, « les enfants sahraouis ont de tous temps été exposés à l’exploitation, de la part de la direction du Front et ce dans le cadre d’une politique qui tente de les formater et d’effacer leur identité en la remplaçant par une identité violente, car toute l’idéologie du front est ni plus ni moins que la haine ». Naoufal Bouamri note que « le Polisario  viole ainsi tous les droits énoncés dans la Charte des Nations Unies et dans la Convention relative aux droits de l’enfant », indiquant en outre que « le Conseil de sécurité avait précédemment condamné ces pratiques, car elles faisaient l’objet de rapports du Secrétariat général des Nations Unies qui traitaient de cette situation dont les pratique sont contraires aux droits de l’homme ».

 

Le défenseur des droits humains a souligné également que « la protection des droits des enfants est totalement reniée dès lors qu’ils sont exploités en étant partie prenante dans des actions miliciennes, car soumis à un entraînement militaire spécial, à l’utilisation d’armes et aux défilés militaires qui ont lieu, et qu’ils sont également exploités pour déminer ce qui les expose et en met leur vie en danger. Les agissements du Polisario sont en totale contradiction avec la Convention relative aux droits de l’enfant, dont l’article condamne le recrutement d’enfants dans des actions militaires et miliciennes ».

 

À cet égard, Naoufal Bouamri a déclaré : « Je me souviens que pendant que nous étions dans les camps, et après avoir visité un groupe d’écoles, le dénominateur commun entre elles, était la présence de drapeaux algériens et de photos du président algérien déchu, Bouteflika. C’était l’indication pour nous qu’il existe une politique systématique visant à créer une génération d’enfants des camps, loyale à la direction politique et émotionnelle absolue du régime algérien ainsi qu’à ses symboles plus qu’à leur fidélité à l’identité sahraouie ».  Cette politique systématique poursuit l’avocat, contredit l’article de la convention où il est dit que « Les États garantissent à l’enfant, la capacité de se forger ses propres opinions, le droit de les exprimer. Dans toutes les questions concernant l’enfant, les opinions de l’enfant seront dûment prises en considération en fonction de son âge et de sa maturité ». Comment donc l’appliquer à Tindouf lorsque les enfants sont enlevés et victimes de violence s’ils refusent d’obéir ?

24/08/2020