Melilla et l’Algérie négocient l’entrée sans visa dans le préside occupé

Lancement d’une nouvelle liaison maritime avec Oran, ou tout au moins Djemaa el Ghazaouet, (wilaya de Tlemcen), suppression du visa pour les Algériens, les idées et intentions entre le président de l’autorité portuaire du préside occupé  de de Melilla Victor Gamero et les autorités algériennes vont bon train.

 

En effet, ce dernier a adressé un courrier au gouverneur régional Eduardo de Castro afin d’avoir son « appui » pour le projet de desserte maritime avec l’Algérie. Il veut convaincre le gouvernement espagnol de la nécessité de l’ouverture d’une ligne maritime entre  Melilla et le port algérien de Ghazaouet, selon le journal local « Melilla Hoy ».

 

L’objectif officiel de cette initiative, selon Gamero est d’attirer les touristes algériens des régions frontalières avec le Maroc en mettant à profit la fermeture des frontières entre l’Algérie et le Royaume mais surtout celle de la frontière marocaine avec Melilla. Le bonhomme dans ses velléités au journal local du préside occupé, propose même que les Algériens soient exemptés de visa à l’image des citoyens marocains limitrophes de l’enclave occupée.

 

Auquel cas, un Algérien pourrait avoir le droit d’entrer dans l’enclave espagnole avec uniquement son passeport ou sa carte d’identité nationale. Des facilitations (proximité et facilités des procédures administratives) qui devraient privilégier l’option de la visite de Melilla aux Algériens aux autres villes côtières espagnoles, qui elles, exigent bel et bien le visa.

 

Et notre Victor Gamero en se projetant en bon laitier à l’image de « Perette et son fameux pot » d’y voir des millions d’habitants de la région Ouest de l’Algérie se propager en potentiels touristes ou clients du marché de l’enclave. Mais, il est comme qui dirait, que notre bonhomme qui de ses souliers plats « prétendait arriver sans encombre à la ville » devra toutefois refréner ses ardeurs car pour exempter les touristes algériens de l’obligation de visa, il lui faudra avoir l’aval du gouvernement de Pedro Sánchez Pérez-Castejón, qui très certainement ne devrait pas le suivre dans cette galère. De plus la position algérienne n’est pas évidente compte-tenu des dégâts d’une telle initiative pourrait avoir dans ses relations avec Rabat. Adieu donc, veau, vache, cochon, couvée…

06/11/2020