Union africaine: l’Algérie et ses sbires reprennent leurs basses manœuvres

Au Conseil exécutif de l’Union africaine, Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine, avait donné, jeudi dernier, une leçon de droit international à l’Algérie et ses sbires qui ont une nouvelle fois tenté de revenir à la charge, en vain.

Qu’à cela ne tienne! Les caciques algériens ont une nouvelle fois été invités à dépoussiérer leurs grimoires, cette fois-ci par les Chefs d’Etats et de gouvernements de l’organisation panafricaine. A moins que les défaillances de la connexion Internet ne leur ait une nouvelle fois joué des tours.

Complètement isolés lors de la réunion ministérielle, les Algériens ont en effet mis le paquet et jeté toutes leurs forces dans la bataille lors de ce 14ème Sommet extraordinaire de l’organisation, tenu dimanche en visioconférence.

Ainsi, après avoir tenté de convaincre une poignée de pays à soutenir les thèses fallacieuses et sclérosées qu’elle a essayé de distiller dans les textes et dans leurs déclarations, l’Algérie s’est une nouvelle fois tournée vers son seul recours: Smail chergui, président du Conseil Paix et Sécurité de l’UA.

Dans le cadre de ses fonctions, il était tenu de présenter le rapport du président de la Commission de l’Union africaine. Un exercice qui devait pourtant être à sa portée puisqu’il s’agissait d’un simple acte de lecture d’un rapport approuvé par le président de la Commission.

«Le prêcheur hystérique des couloirs de l’UA», comme on le décrivait il y a quelques jours, est toutefois parti en roue libre, reprenant les allégations mensongères et toute la littérature fantasmagorique qu’Alger essaie de vendre. Un baroud d’honneur -ou de déshonneur, c’est selon- qui s’est une nouvelle fois terminé en sortie de piste, et c’est le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat qui l’a recadré!

Smaïl Chergui débouté, le premier ministre algérien englué avec ses problèmes de connexion, c’était au tour de Sabri Boukadoum de s’y mettre afin d’essayer de profiter d’une présidence sud-africaine complaisante. Une tentative qui s'est encore une fois soldée par un échec retentissant.

En effet, pourtant discret jusqu’à ce moment, Moussa Faki Mahamat a demandé à prendre la parole pour rappeler que tout autre cadre que la Décision 693 prise à Nouakchott était hors sujet et que son rapport appelle uniquement à la revitalisation du mécanisme de la Troïka établi par ladite décision. Tout autre propos qui dépasserait ce qui est écrit noir sur blanc dans son rapport ne pouvait être admis, mettant ainsi fin aux gesticulations d’un Chergui exsangue.

C’est la douche froide pour ce qui est censé être un vent chaud venu du sud!

 

09/12/2020