La Minurso infiltrée par des taupes au profit de l’Algérie ?

Quand l’incendie est suspect, il n’y a pas de fumée sans feu dit le dicton, mais dès lors que l’on connaît l’origine du feu on peut en définir le crime, si crime il y a. Pour notre part, l’aventure qui cuit à petit feu remonte à un fait divers loin dans l’espace, puisque le départ du feu se trouve être à l’autre bout du continent, selon Assabah.

 

L’histoire aurait débuté en Afrique du Sud quand un ressortissant indien (M.A), vivant en Afrique du Sud a dénoncé son ex épouse d’espionnage au profit de l’Algérie. Jusque là rien de scandaleux sauf qu’Angélica de son prénom est membre de la Minurso dont le siège est à Laayoune.  Cette fonctionnaire de la mission onusienne serait à la tête d’une cellule composée de quatre personnes  dont sa sœur et son beau-frère travaillant pour l’Algérie.  Angélica fait le relais entre les  séparatistes de l’intérieur et les voisins en plus de lui fournir toutes sortes de renseignements.

 

Le mari de sa sœur est un agent de l’Algérie et aurait été recruté par Leila Zerrouki , diplomate algérienne, chef de la mission de l’ONU au Congo démocratique (MONUSCO). C’est du reste lui, qui aurait recruté la fonctionnaire de la Minurso. Cette dernière est l’épouse en seconde noce d’un Mauritanien naturalisé espagnol propriétaire d’une une auberge dans la région de Lalla Takerkoust dans les environs de Marrakech qui fait office de quartier générale de cette bande. C’est d’ailleurs en cet endroit-là, que la cellule a établi son quartier général et qu’elle y reçoit régulièrement les séparatistes de l’intérieur.

 

La quatrième personne impliquée dans cette aventure rocambolesque est une ancienne fonctionnaire de la Minurso dont le Maroc avait déjà réussi, par le passé, à obtenir l’exclusion et la reconduction aux frontières. On le voit donc, les opérations du genre sont coutumières des membres de la Mission onusienne. Et si autrefois c’était des initiatives individuelles, aujourd’hui force est de constater que cela se fait dans le cadre d’une bande organisée et qui plus est, implique la Minurso nuisant ainsi à son rôle de neutralité.

 

Cette dernière par la dénommée Angelica, coordonne avec la «milice électronique du Polisario», mais encore plus, effectue des opérations régulières de transfert d’argent en faveur des séparatistes de l’intérieur basés à Laâyoune, en contrepartie d’informations et de divers services. Cette affaire d’espionnage si affaire il y a, ne devrait en rester là car elle met en doute la neutralité et la crédibilité de la Minurso par l’implication de l’un de ses membres et de trois autres taupes. Une enquête s’impose, ce que le Royaume ne devrait pas manquer de réclamer pour ou non confirmer cette histoire qui salit l’Institution onusienne.

18/03/2021