Ana Palacio

L’ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Ana Palacio (2002-2004), a pris sa plume pour à nouveau critiquer dans une tribune le recours massif du Polisario aux tribunaux internationaux dans sa guerre contre le Maroc. Son texte intervient deux semaines après l'ouverture de l’examen de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) d’un nouveau recours du Polisario sollicitant l’annulation de l’accord d’octobre 2018 sur l’échange de lettres portant modification des protocoles n°1 et n°4 de l'accord établissant une association entre le royaume et l’UE. Un amendement ayant permis d’intégrer les produits du Sahara dans l’accord d’association.

Ana Palacio estime que cette «judiciarisation» tous azimuts «destinée à exercer une pression économique sur le Maroc nuit massivement aux Sahraouis, que le Front Polisario prétend protéger. En fait, les Sahraouis ont été pris en otage par le Polisario afin de soutenir le discours selon lequel le Maroc est un occupant».

«C'est un récit qui n'est pas confirmé par le droit international (…) Sur les 47 résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies sur le Sahara occidental adoptées depuis 1975, l'occupation n'a été mentionnée que dans deux d'entre elles - en 1979 et 1980 - toutes deux très controversées. Aucune des 69 résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental ne fait référence à l'occupation.»

Ana Palacio

Pour mémoire, Ana Palacio avait étrillé cette politique du Polisario, dans une tribune en juin 2017, au motif qu’elle sape les efforts des Nations unies pour régler le différend territorial. Un texte publié suite à la présentation par la défense du Front de deux plaintes déposées en Afrique du Sud et au Panama réclamant la saisie de navires transportant des tonnes de phosphates extraites du Sahara.

18/03/2021