Un accord secret pour préparer le retour de la MINURSO

Le Maroc et les Nations Unies seraient en négociation pour un retour de la MINURSO dans le royaume. Ce retour se fera à condition que la mission onusienne se limite aux interventions prévues dans l'accord de déploiement de 1991.

 

Des sources diplomatiques ont révélé un accord confidentiel entre Rabat et la MINURSO visant à fixer les règles auxquelles doit se plier la Mission onusienne. Assabah, qui rapporte cette information dans son numéro de ce lundi 23 mai, précise que la MINURSO devra désormais concentrer ses efforts sur le volet militaire et le cessez-le-feu. Pour rappel, sa mission comptait également un volet politique: l’organisation d’un référendum au Sahara.

Selon les sources du journal, «des intermédiations entre les deux parties visent à faciliter le retour de la mission dans le respect, à la fois, des normes de travail de la MINURSO et des conditions du Maroc, citée dans l’accord de déploiement de la Mission en 1991».

Parmi les conditions du Maroc pour le retour de la MINURSO, le respect des coutumes de la société sahraouie, «d'autant que quelques membres de la Mission ont été impliqués dans des scandales sexuels», précise le journal. L’accord prévoit également le droit, pour le royaume, de refuser la présence de certains membres de la MINURSO au Maroc, «des enquêtes ayant révélé l'existence, parmi eux, d'espions agissant pour le compte de pays qui défendent la cause séparatiste», précise le journal.

 

C’est pourquoi le Maroc exige des membres de la Mission onusienne d’être impartiaux et de ne faire aucune déclaration en rapport avec le conflit. Un officier égyptien, membre de la MINURSO, avait d'ailleurs été filmé alors qu'il prenait position contre le Maroc et encourageait des membres du Polisario.

 

Par ailleurs, indique le journal, «certaines informations indiquent que l’équipe du secrétaire général des Nations Unies a l'intention de pousser vers un élargissement des missions de la MiINURSO au-delà de l’accord, en y ajoutant un volet sur les Droits de l’Homme». Et ce sont justement ces intentions du secrétaire général qui sont derrière l’intervention de Rabat.