Les juges de la Cour de justice de l’Union européenne devraient se prononcer, probablement en janvier, sur la souveraineté du Maroc sur le Sahara, a annoncé hier le secrétaire général de la Pêche en Espagne. Le responsable a émis le vœu qu’une fois cet obstacle dépassé avec succès, Rabat et Bruxelles lanceront des négociations pour le renouvellement de l’actuel accord de pêche.

Le gouvernement espagnol souhaite l’ouverture de négociations entre le Maroc et l’Union européenne pour le renouvellement de l’actuel accord de pêche. Un souhait exprimé hier par le secrétaire général de la Pêche, Alberto López-Asenjo, indique une dépêche de l’agence EFE. Le protocole arrivera à terme en septembre prochain. D’ici cette échéance, les prochains mois seront cruciaux pour que les deux parties parviennent à se mettre d’accord.

 

Néanmoins, l’issue ne dépend pas uniquement de Rabat et Bruxelles mais également d’autre acteurs, a précisé Alberto López-Asenjo. Et d’expliquer que les discussions sont tributaires de la décision des juges de la Cour de justice de l’Union européenne, qui devront se prononcer au sujet de la souveraineté marocaine sur les eaux du Sahara, et ce dans le cadre d’un processus juridique en relation avec l’agriculture et l’accord d’association avec le royaume.

 

Satisfecit de l’UE

 

Le secrétaire général de la Pêche espagnol a annoncé que l’arrêt de la CJUE sera «probablement» publié en janvier. Et d’ajouter que les parties ayant des intérêts au Maroc, comme en Espagne, sont «confiantes» dans le fait que la décision contribuera à «préserver les activités». Rappelons que l’Espagne compte 90 chalutiers, essentiellement de l’Andalousie et des Iles Canaries, et dans une moindre mesure de la Galicie, bénéficiant de l’accord de pêche entre le royaume et l’Union européenne.

 

Alberto López-Asenjo a conclu son intervention en affirmant que le Maroc est un «grand négociateur». Et d’appeler à ce que les deux parties aient suffisamment de «temps» avant de reprendre les négociations. Mais il n’a pas manqué de reconnaître que les deux parties sont plutôt satisfaites de l’actuel accord.

 

Hier et en prévision de l’arrêt de la CJUE, un document européen intitulé «Rapport d’évaluation rétrospective et prospective du protocole à l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc», a constaté que la mise en œuvre de l’appui sectoriel de l’accord de pêche se fait à un rythme très satisfaisant, rapporte la MAP. Et de rappeler que les régions de Dakhla-Oued Eddahab et Laâyoune-Boujour-Sakia El Hamra concentrent 66% de l’enveloppe totale de l’appui sectoriel, soit environ 37 millions d’euros.

 

15/12/2017