Rabat - La présidente de l'association Adala et membre du collectif des observateurs nationaux, Jamila Sayouri, a fait état, vendredi, de "signaux très positifs pour un procès équitable" dans l'affaire des événements de Gdeim Izik, examinée actuellement par le tribunal militaire à Rabat.

Le collectif des observateurs nationaux dudit procès est composé de représentants des associations Adala, Al Wasit pour la démocratie et les droits de l'Homme, de l'Instance marocaine des droits de l'Homme, de l'Observatoire marocain des libertés publiques et du Centre de réflexion stratégique et de défense de la démocratie. 

Dans une déclaration à la MAP, en marge de la deuxième audience du procès, Mme Sayouri a expliqué que "ces signaux" sont palpables, notamment, dans le non-rejet des requêtes de la défense de convoquer des témoins à décharge et qui étaient présents au tribunal, de présenter au tribunal les objets saisis et de lever les scellés séance tenante. 

Le caractère public des audiences est aussi une garantie d'un procès équitable, au même titre que la présence d'observateurs internationaux et nationaux et de représentants d'associations des droits de l'Homme, du Conseil national des droits de l'Homme et de la presse nationale et internationale, a-t-elle fait valoir. 

La militante associative a également noté la présentation à l'audience des mis en cause non-menottés et l'aisance des avocats de la défense dans leurs plaidoiries. 

Au total, 24 personnes arrêtées lors de ces événements qui remontent aux mois d'octobre-novembre 2010, sont poursuivies pour les chefs d'inculpation de "constitution de bandes criminelles et recours à la violence contre des agents de l'autorité ayant causé mort d'homme et mutilation de cadavres".

 

08/02/2013