Paris - L'hebdomadaire international "Jeune Afrique" a mis en avant, dans sa dernière livraison, les conditions d'un jugement "équitable" lors du procès de l'affaire de Gdeim Izik, dans lequel étaient poursuivies plus d'une vingtaine de personnes impliquées dans le meurtre de onze membres des forces de l'ordre marocaines en novembre 2010 à Laayoune.

Les conditions d'un jugement équitable étaient réunies lors des audiences publiques tenues au Tribunal militaire à Rabat, assure la publication panafricaine, soulignant que ces audiences se sont déroulées "dans un climat de liberté", avec notamment la présence au tribunal d'ONG étrangères favorables aux thèses séparatistes, et à travers les slogans hostiles scandés par les accusés et les actions de soutien à leur égard à l'extérieur du tribunal. 

De telles manifestations renseignent sur les "garanties d'un procès équitable", relève le magazine qui rapporte les conclusions de sept observateurs d'une association de juristes français. 

Le Tribunal militaire de Rabat a prononcé, dans la nuit de samedi à dimanche, des peines allant de 20 ans de prison à la réclusion à perpétuité à l'encontre des accusés dans les événements liés au démantèlement du camp de Gdeim Izik à Laâyoune. Neuf prévenus poursuivis pour leur implication dans cette affaire, dont un en état de fuite, ont été condamnés à la perpétuité. 

Quatre autres individus ont écopé de 30 ans de prison, huit de 25 ans et 2 autres de 20 ans. Deux mis en cause ont été condamnés à la peine correspondant à la durée de la détention préventive. 

Les prévenus étaient poursuivis pour "constitution d'une bande criminelle, violences contre les forces de l'ordre ayant entraîné la mort avec l'intention de la donner et participation". 

Les événements de Gdeim Izik, qui remontent aux mois d'octobre-novembre 2010, avaient fait 11 morts parmi les forces de l'ordre, y compris un élément de la Protection civile, 70 blessés parmi ces mêmes forces, dont plusieurs grièvement atteints et quatre autres blessés parmi les civils, outre des dégâts matériels conséquents et dommages à des bâtiments publics et biens privés.

18/02/2013