Le Mouvement Populaire (MP) s'est dit samedi étonné de la position de "certaines parties appartenant aux milieux des droits de l'Homme, aux plans national et international, qui cherchent à inverser les rôles des victimes et des coupables" dans l'affaire du démantèlement du camp Gdeim Izik, actuellement devant le tribunal militaire à Rabat, qui a entamé, ce samedi l'audition des 24 mis en cause. 

Dans un communiqué, dont copie est parvenue à la MAP, le MP estime que ces positions "sont politiciennes et contradictoires avec la noblesse des principes et valeurs des droits de l'Homme, universellement reconnus, et qui prônent le respect du droit à la vie, la justice et l'équité". 

Plaidant pour la primauté de la loi, sans sombrer dans l'instrumentalisation politique qui serait loin de toute objectivité et impartialité, le mouvement a appelé à prendre en compte les sentiments des familles des victimes auxquelles il faut rendre justice. 

Pour le MP, le fait que les accusés soient poursuivis devant un tribunal militaire "est une mesure tout à fait légale" dans un pays souverain et un Etat de droit et de justice. 

Il ne s'agit aucunement d'une "exception" tel que prétendu par certaines parties, mais d'une procédure parfaitement en phase avec la nature des crimes commis contre des militaires dans le cadre de cette affaire, ajoute le communiqué.

Ces crimes, précise le MP, ne sont pas le résultat d'"un échange de violence, mais bien d'une agression unilatérale orchestrée par des ennemis de la Nation". 

Les 24 accusés dans l'affaire du démantèlement du camp Gdeim Izik, qui remonte aux mois d'octobre-novembre 2010, sont poursuivis pour "constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l'ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et de mutilation de cadavres".

Ce procès, qui a débuté le 1er février, se déroule en présence d'observateurs nationaux et internationaux, de plusieurs associations des droits de l'Homme et d'ONG.

Les événements de Gdeim Izik avaient fait 11 morts parmi les forces de l'ordre, y compris un élément de la Protection civile, 70 blessés parmi ces mêmes forces dont plusieurs grièvement atteints et quatre autres blessés parmi les civils. (MAP). 

09/02/2013